Vivendi fait les gros titres

vivendi-logoLe recentrage des activités de Vivendi témoigne que la direction reste à l’écoute des marchés et des observateurs, tout en maintenant sa volonté de complémentarité entre certaines de ses activités. Avec Canal +, EMI, ou encore GVT, le groupe participe au secteur des industries créatives françaises. Un secteur, plus important en volume que l’autombile et le luxe, et qui devrait attirer l’attention des pouvoirs publics, comme Aurélie Filippetti au grand jury RTL.

Vivendi réussit sa sortie au Maroc

Le 5 novembre, Vivendi a annoncé être parvenu à un accord avec Etisalat. Pour une valeur de 4,2 milliards d’euros, Etisalat va finalement devenir le principal actionnaire de Maroc Telecom, alors que la période exclusive de négociation avait pris fin le 31 octobre. Cet accord, attendu depuis fin avril par les deux partenaires, avait connu quelques ralentissements. L’Etat marocain, possédant 30% de Maroc Telecom, avait souhaité s’assurer que le nouveau propriétaire investirait dans les infrastructures mobiles, et le haut débit.

Cette opération est comprise dans la stratégie de Vivendi de recentrer ses activités principalement sur les médias et les contenus. La finalisation de l’opération devrait se faire début 2014. Le géant des médias français a également mené à bien la vente de 85 % de ses part dans l’éditeur de jeux vidéo Activision Blizzard pour une rentrée de 6 milliards d’euros.

Canal +, le fer de lance du groupe média

Ces opérations de cession devraient lui permettre de baisser le montant de sa dette et d’augmenter sa participation dans les médias, conformément à la stratégie du groupe. En effet, après de longues négociations, Vivendi et Lagardère sont enfin parvenus à un accord concernant Canal +. Actionnaire à 80% de la chaîne cryptée, Vivendi souhaitait l’achat des 20% restants, propriété du groupe Lagardère. Les deux groupes ont finalement optimisé leurs intérêts, le montant de l’opération est connu depuis le 28 octobre.

Vivendi a finalement consenti à payer 1,02 milliard d’euros à la suite de la médiation proposée par le tribunal de commerce de Paris et dirigée par René Ricol, ancien médiateur du crédit. La direction va donc accélérer sa scission en deux banches, souhaitée depuis 2012. En effet, également propriétaire de Universal Music, l’entité a vocation à former « un groupe de médias international, basé en France ».

Déjà un commentaire sur cet article

  1. […] nouvelles marques du groupe de télévision privée, une opération qui viendra alors conforter la stratégie média de Vivendi. Avant de rendre son appréciation, l’AC a décidé de faire appel au CSA et à […]

Laisser un commentaire