Grèce : le FMI conditionne un nouveau prêt à un allègement de la dette par les Européens

Le Fonds Monétaire International, régulièrement accusé par les pays émergents d’accorder un traitement de faveur à Athènes, continue de soutenir contre vents et marées l’économie grecque. 

Mais après deux prêts de grande ampleur en 2010 et 2012 (60 milliards d’euros au total) le FMI entend conditionner une nouvelle aide à une réduction de la dette hellénique par les Européens.

Ce n’est pas un secret de Polichinelle, le FMI demeure un soutien de poids pour Athènes, alors que le règlement de l’Institution devrait pourtant interdire un tel cas de figure.

En effet, ce dernier précise que le Fonds peut être autorisé à soutenir financièrement un Etat à l’unique condition que sa dette soit considérée comme « viable avec une forte probabilité »; ce qui en l’occurrence est loin d’être le cas pour la Grèce.

Sous la direction de DSK, le FMI avait alors trouvé la parade en adoptant une exception systémique « qui lui permet de renflouer massivement un pays sans avoir levé ses doutes sur sa solvabilité lorsque la stabilité du système financier (national) est en jeu. » 

Devant la fronde menée par les pays pauvres (habituellement aidés par le FMI), la structure a donc décidé de jouer la carte de l’impartialité pour justifier « une autre béquille » en demandant à ses Etats membres de l’approuver via « un accord de principe »; une mesure utilisée pour la dernière fois en 1980.

Toutefois, une telle alternative ne pourra être envisagée que si les Européens concèdent un allègement de cette même dette.

Pour rappel, les tractations risquent de durer puisque Berlin, par la voix de la Chancelière Angela Merkel, s’y oppose fermement pour le moment.

Source : Le Vif

 

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