Alimentation : le Nutri-Score ne fait pas recette

Nutri-Score alimentation
Lancé il y a six mois par l’agence de santé publique française (ANSP), le Nutri-Score – chargé d’informer la population sur la qualité nutritionnelle des produits manufacturés (céréales, pizzas, biscuits, desserts lactés, plats cuisinés, conserves, etc.) – ne fait pas encore recette. Et pour cause, ce système d’étiquetage – basé sur un système de notation de A à E et un code couleur – reste malheureusement facultatif. 

Ainsi, à ce jour, seule une cinquantaine d’entreprises se sont engagées à adopter le Nutri-Score d’ici 2019 en apposant le logo sur leurs produits. Parmi elles, figurent notamment Fleury Michon, McCain, Danone, Bonduelle, Intermarché, Auchan ou encore Leclerc Drive, relaie Le Monde.

Mais d’autres mastodontes du marché refusent dans le même de temps de franchir le pas et souhaitent lancer leur propre système d’étiquetage. Il s’agit de Coca-Cola, Mondelez, Nestlé, PepsiCo et Unilever qui préfèrent la notation par portions et non aux 100 grammes.

Néanmoins, l’ANSP considère que le bilan actuel du Nutri-Score demeure satisfaisant et qu’un effet boule de neige finira par convaincre les plus réfractaires. Le professeur Serge Hercberg, président du programme national nutrition santé (PNNS), à l’origine du projet, va même plus loin et estime que les industriels qui n’utilisent pas ce logo sont ceux qui ont « des choses à cacher ». Et cela, alors que ses effets positifs sur la santé « sont validés scientifiquement ».

De ce fait, certains parlementaires militent pour que le Nutri-Score soit obligatoire sur l’ensemble des publicités inhérentes aux denrées alimentaires. C’est le cas du député LREM de l’Isère, Olivier Véran, qui a annoncé récemment sur Twitter qu’il défendrait un amendement en ce sens en fin de mois à l’Assemblée nationale.

Crédit photo : Wkipédia

Source : Le Monde 

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