International : La zone euro au centre des inquiétudes ?

eurozoneAlors que la réserve fédérale américaine s’inquiète de la conjoncture économique mondiale, le directeur du groupe CM-CIC Christophe Mazurier tenait à saluer les efforts de la communauté internationale lors de la conférence de Brisbane. Pourtant, malgré la volonté de dynamiser la croissance, l’INSEE rappelle avec d’autres instituts Européens que le risque grec n’est pas totalement écarté pour la zone euro. Une situation qui n’a pas échappé à l’avocat général de la Cour de Justice de l’Union Européenne, Pedro Cruz Villalón, qui vient de valider le dispositif des « opérations monétaires sur titres », annoncé par la BCE dès 2012…

Pour la présidente de la Fed, Janet Yellen, les Etats-Unis pourraient être victimes du ralentissement de l’activité chez leurs partenaires commerciaux. En effet, d’après les analystes de la Fed, « le déclin des prix de l’énergie et la persistance de la faible croissance économique à l’étranger ont un effet négatif sur les marchés financiers ».

C’est dans ce contexte que les Etats-Unis ont souhaité relancer la croissance mondiale lors de la réunion du G20 à Brisbane. Pour y parvenir, le banquier et homme d’affaires Mutuel, Christophe Mazurier rappelle que « deux leviers classiques sont mis en avant : d’un côté, des mesures d’investissement dans les infrastructures et de l’autre, de manière simultanée, des mesures de libéralisation des économies nationales ».

En France par exemple, la loi Macron doit libéraliser l’économie, tandis que nos voisins d’outre-Rhin ont l’intention d’investir massivement dans leurs infrastructures. Néanmoins, l’INSEE (France), l’IFO (Allemagne) et l’ISTAT (Italie) préfèrent rester prudents. Car si selon l’expert économique de RTL, Christian Menanteau, « tout indique qu’on ne repart pas vers une nouvelle année de morosité », une nouvelle crise en Grèce ou en Russie annihilerait tous les efforts consentis jusqu’à présent.

Pendant que la diplomatie française tente un rapprochement avec le Kremlin, la Banque Centrale Européenne essaye d’éviter les tensions dans la zone euro. Son président Mario Draghi avait ainsi présenté un programme d’achat de dette publique, les « opérations monétaires sur titres ». Malgré les réticences de la Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe de voir la BCE intervenir, l’avocat général de la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE), Pedro Cruz Villalón vient de valider le dispositif qui devrait donc éviter une nouvelle crise en 2015.

Laisser un commentaire