Les stades de foot prennent de “l’assurance”

Allianz Riviera_photo de Nissan Note Allianz RivieraDepuis jeudi, le nouveau stade des Girondins de Bordeaux s’appelle le Matmut Atlantique, en juin le centre de formation de l’Olympique Lyonnais est devenu “Groupama OL Academy”, en 2012 sur la Côte d’Azur est ainsi née le stade de Nice, L’Allianz Riviera. On pourrait multiplier les exemples d’implication des assureurs dans les stades, pourquoi ?

Signer un accord pour donner son nom à une enceinte sportive s’appelle le “naming”. Cela nécessite un investissement à long terme pour l’entreprise qui le pratique, or à l’heure actuelle, les assurances sont une des rares industries en France à avoir autant de visibilité. Les primes de leurs contrats leur garantissent des entrées régulières sur plusieurs années. De plus, le naming peut être trop “segmentant”, Orange n’a pas voulu “donner son nom” au stade vélodrome de Marseille, pour pas se mettre à dos les supporters du PSG.

Dans leur secteur, où il faut investir à long terme pour espérer gagner des parts de marché, les assureurs franco-français semblent les seules entreprises intéressées par le naming. La Matmut a pu négocier, et de 3,9 millions d’euros par an, la mutuelle a réussi à diviser par deux le montant de son chèque. Le président de Lyon Jean-Michel Aulas pour sa part dit négocier avec plusieurs sociétés pour son grand stade, attendu fin 2015 et précise “On vise plutôt ce qu’a fait le stade d’Atlanta avec Mercedes“. La ville américaine vient de signer un contrat d’environ 17 millions de dollars pendant vingt-sept ans”. Toujours modeste, le président de Lyon…

Crédit photo : Nissan Note Allianz Riviera

 

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