Timbre : le petit tacle du début d’année passé (assez) inaperçu

Hausse du prix des timbresDepuis le 1er janvier 2019, le timbre “rouge” (distribution à J+1) affiche un prix supérieur à un euro, 1,05 euro exactement… soit une hausse de 10 centimes. Une grande première dans l’Hexagone. Quand à son congénère “vert” (distribution à J+2), celui-ci culmine désormais à 0,88 euro contre 0,8 auparavant.

La Poste doit en effet faire face à une baisse annuelle de 6% de son activité “courrier”. Une perte évaluée en 2018 à 550 millions d’euros de chiffre d’affaires par rapport à 2017.

Mais alors la faute à qui ou à quoi plutôt ? Concrètement, les e-mails occupent aujourd’hui la place du roi sur le banc des accusés. Ces derniers sont même de solides “courrierophages” puisqu’ils devraient limiter l’aura du courrier traditionnel à 1/5 de l’activité totale du groupe d’ici deux ans.

Pour autant, “ce n’est pas la correspondance des particuliers qui pose problème – chaque foyer consomme en moyenne une quarantaine d’euros de timbres par an, soit environ quatre euros par mois. Ce qui pèse le plus, c’est la dématérialisation des courriers administratifs et professionnels : les impôts sur internet, les factures d’électricité via le web, la télétransmission entre le médecin et les mutuelles, etc.”, souligne France Tv Info.

De son côté, La Poste mise son argumentaire sur une amélioration de la qualité de service pour justifier cette inflation de début d’année. Et ainsi faire passer la pillule auprès de Français… déjà très remontés.

Crédit photo : Pixabay

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