Wynd, la food tech qui a le vent en poupe

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Le 22 janvier dernier, la start-up parisienne Wynd réalisait la levée de fonds la plus importante de cette rentrée. Fort de ce succès, l’acteur émergeant du commerce unifié compte désormais se lancer sur la scène internationale. Il peut se vanter d’avoir acquis la confiance de nombreuses enseignes prestigieuses, mais aussi des fonds d’investissement majeurs.

Wynd, une start-up qui lève 72 millions

L’année commence bien pour Wynd, la start-up qui promet d’accompagner les commerçants dans la digitalisation de leurs points de vente. Cette licorne leur propose un service de prise de commande, de paiement, d’encaissement et de fidélité omnicanal, utilisable à la fois pour la vente physique et en ligne. Il est parfaitement compatible avec les outils plus anciens, et permet de passer au niveau supérieur en matière de gestion intégrée des canaux de vente de de services clients.

Cette solution ne laisse pas indifférent : la jeune pousse française a réussi à réaliser la levée de fonds la plus importante du marché français depuis le début de l’année. Avec quelques 72 millions d’euros empochés le 22 janvier dernier, elle s’apprête – entre autres choses – à développer une solution de paiement pour sa plateforme. Cette entrée de capital doit aussi servir à recruter entre 150 et 200 personnes, dont une cinquantaine travaillant dans le domaine de à l’intelligence artificielle.

En cinq ans d’existence, la jeune entreprise cumule la bagatelle de 112 millions levés – qu’elle réinvestit systématiquement dans son développement. « Nous avons atteint la rentabilité opérationnelle, mais nous avons fait le choix de la croissance. C’est pourquoi notre résultat est négatif » explique Ismaël Ould, cofondateur et CEO de Wynd. Ce dernier vise désormais un développement à l’international – où la sart-up réalise déjà 30% de son chiffre d’affaires.

« Nous allons ouvrir des bureaux à Londres, en Allemagne et en Espagne. L’objectif est de mieux couvrir les pays nordiques, et de nous renforcer en Europe du Sud que nous avions déjà commencé à couvrir avec un bureau en Italie », détaille Ismaël Ould. L’entreprise veut également renforcer sa présence à Dubaï, et en Asie du Sud-Est (Hong Kong, notamment). « Nous avons de plus en plus de clients d’une taille très importante », note le CEO. « Et les secteurs les plus demandeurs sont ceux de la distribution alimentaire, du luxe et de la mode. »

 

Dès le départ, Wynd a bénéficié de la confiance d’investisseurs perspicaces

Wynd dispose déjà d’une solide liste de clients : Carrefour, Total, MK2, Monceau Fleurs, Sodexo, Galerie Lafayette… De nombreuses enseignes veulent en effet une solution plus flexible, devant la concurrence à couteaux tirés qu’on installé des géants de la vente en ligne comme Amazon et Alibaba, en dictant un nouveau rythme aux services de vente. ,Ils ont forcé les acteurs traditionnels à se réformer et à mieux intégrer les fonctions « en ligne » – et c’est justement là que Wynd intervient. Aussi, le fondateur de l’entreprise ne cache pas son ambition : « Nous souhaitons devenir le leader du commerce unifié. C’est un marché qui s’ouvre et c’est pour cela qu’on a commencé notre expansion l’internationale »

Ce volontarisme ne déplait pas aux investisseurs, bien au contraire. Avec des acteurs comme Sofina, BNF Capital, s’ajoutant aux soutiens de la première heure comme Sodexo (qui avait déjà mis la main au portefeuille lors des étapes de développement précédentes du groupe), bénéficie d’un soutien financier renouvelé et solide.

Wynd a, dans la lancée de la nouvelle levée de fonds, signé un nouveau partenariat stratégique avec Natixis Payments. Cet accord devrait lui permettre de développer une solution de paiement en ligne « innovante et disruptive permettant de fluidifier les parcours d’encaissement et de paiement en mode omnicanal et d’accompagner ainsi les commerçants dans leur transition digitale » d’après son nouveau partenaire.

Autre fidèle parmi les fidèles, le fonds d’investissement SGH Capital fait partie de ceux qui ont parié sur Wynd dès sa création. Le fonds européen, connu pour ses choix audacieux, faisait en effet partie du premier tour de table, très investi dans la phase d’amorçage de la start-up. Ce soutien, « en transit entre la Silicon Valley et Paris » de l’aveu de son créateur Alexandre Azoulay, est un gage de choix. SGH Capital s’est en effet illustré pour son soutien à de nombreux jeunes acteurs de la tech (Fretlink, Deliver.ee, Zume). Aussi, le fonds s’est fait une réputation de sorte de chien truffier du digital européen – et le renouveau de son blanc-seing aidera certainement à ouvrir d’autres portes à Wynd.

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