Carta, la nouvelle figure de proue de la Fintech

En seulement 7 ans, Carta est devenue un acteur incontournable au sein de la Fintech. La jeune entreprise mise sur l’intelligence artificielle ou la blockchain pour les mettre au service des investisseurs.

Fondée en 2012 par Manu Kumar et Henry Ward, l’entreprise « Carta » est rapidement devenue une figure incontournable de la FinTech américaine. À l’origine, le projet un peu fou des deux fondateurs de réduire les inégalités de revenus en rendant plus intuitif et plus simple l’actionnariat.

La jeune start-up est parvenue en quelques années à développer une application qui permet aux actionnaires et aux entreprises de suivre en direct et facilement leurs investissements. Les investisseurs sont ainsi en mesure de surveiller leurs placements et donc de mieux gérer leurs portefeuilles de participations. L’application permet également d’évaluer les placements à leur juste valeur ou de réaliser des ventes.

Carta répond ainsi à la complexification croissante du capital dans de nombreuses start-up et plusieurs services annexes pourraient bientôt voir le jour, comme un soutien aux gestionnaires de capital-risque.

Carta apporte à présent un support à plus de 600 000 actionnaires au sein de 10 000 entreprises qui gèrent plus de 400 milliards de dollars de capitaux. Et la levée de fonds qu’elle vient de réaliser lui a permis de rassembler 1,8 milliard de dollars.

 

Tours de table illisibles

L’émergence de Carta intervient dans une période propice pour les start-up qui se donnent pour mission d’améliorer la rentabilité des entreprises en s’appuyant sur l’intelligence artificielle ou la blockchain.

En effet avec les apparitions successives de plusieurs milliers de jeunes pousses dans la Fintech, la Culturetech, la Foodtech, ou encore l’Agritech, les investisseurs perdent en visibilité et sont demandeurs d’outils leur permettant d’avoir une meilleure vision de leurs placements actuels et futurs.

Entre 2013 et 2017, le nombre de levées de fonds pour les nouvelles start-up a ainsi été multiplié par cinq en France, pour atteindre un montant de plus de 2,7 milliards d’euros. Et la tendance est la même en Amérique du Nord et en Chine, où les start-up ont cependant davantage de facilités à lever des fonds pour des montants supérieurs à 100 millions d’euros. Carta intervient donc en accompagnement des investisseurs dans la gestion de portefeuilles et dans l’identification de start-up ayant un potentiel de croissance important.

 

Le soutien de SGH Capital

Dans cet univers très concurrentiel, Carta a bénéficié d’un soutien de poids avec la participation de SGH Capital dès les premières étapes de sa croissance. Le fonds d’investissement dirigé par le français Alexandre Azoulay s’est illustré à plusieurs reprises en participant à des levées de capitaux pour des start-up qui ont par la suite connu des progressions fulgurantes.

SGH Capital a eu notamment le nez fin en investissant dans plusieurs pépites comme Fretlink, une plateforme de gestion logistique numérique qui permet d’optimiser l’acheminement des produits et qui est parvenue en quelques années à capter plus de 1 500 clients. L’entreprise créée en 2015 emploie aujourd’hui 70 personnes et prévoit de s’étendre à l’international, notamment en Allemagne, en Belgique et en Pologne.

SGH Capital, dont la capacité à identifier les projets porteurs dès leur phase de lancement, a donc aussi fait preuve de perspicacité en misant très tôt sur le géant californien Carta.

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