Les tendances de l’assurance mobile en 2020

Si l’apparition de « jeunes pousses » de l’assurance mobile promet de rebattre un peu les cartes, les deux grands groupes du secteur, SFAM et SPB, devraient poursuivre leur développement cette année.

Plus que jamais « outil à tout faire », de la boite mail aux réseaux sociaux, en passant, évidemment, par les appels et les textos, l’importance du smartphone, pour les Français, ne devrait pas décroitre cette année. Et c’est précisément pour cette raison que les assureurs mobile, tels que SFAM – qui devrait continuer de s’agrandir en 2020 –, SPB (Société de prévoyance bancaire) ou la « jeune pousse » Coverd, start-up spécialisée dans l’assurance mobile créée en avril dernier, devraient avoir le vent en poupe dans les prochains mois.

« Parcours en ligne »

Cette dernière, qui mise sur la clarté et la transparence de ses offres – dans un secteur où les « petites lignes en bas du contrat » sont légion –, prévoit par exemple un abonnement mensuel compris entre 4,90 euros et 9,90 euros. Des sommes que certains sont prêts à débourser pour ne pas avoir à racheter un smartphone au moindre choc – ces derniers étant de plus en plus fragiles. Coverd fait partie de ce que l’on appelle les « assurtech » françaises, ces start-up qui misent sur le développement numérique pour révolutionner le monde de l’assurance, un peu comme les nouveaux entrants chez les opérateurs mobiles avaient fait bouger les lignes il y a quelques années.

Une aubaine pour les consommateurs, qui se voient offrir des solutions assurantielles à moindre coût. Encore leur faut-il bien se renseigner et ne pas se précipiter. L’une des cases à vérifier est notamment celle de la franchise – la somme restant à la charge d’un assuré, donc non indemnisée par l’assureur, lorsque survient un sinistre sur le bien objet de l’assurance. Ou encore les petites spécificités qui peuvent exister d’un assureur à l’autre, comme par exemple l’obligation de posséder déjà telle assurance pour pouvoir souscrire à telle autre pour son smartphone.

Aux côtés de Coverd figurent d’autres jeunes entreprises, comme Leocare et Lovys, qui proposent des assurances téléphone plus ou moins similaires. Les trois ont en commun, souligne le site d’information Journal du net, « des parcours entièrement en ligne, dans un monde où le papier et le téléphone règnent encore en maître ». La première, 100 % mobile et spécialisée dans l’automobile et l’habitation, offre par exemple à ses clients d’assurer leur smartphone pour quelques euros de plus par mois ; la seconde, qui promet une réparation de l’appareil en moins d’une heure, propose une offre à environ 155 euros sur deux ans – soit la durée moyenne de possession d’un smartphone.

« Volumes importants »

Voilà pour les offres dites en « B to C » – en ligne, sans intermédiaire. Les deux grands acteurs français du secteur, SFAM et SPB, recourent quant à eux au mode « B to B to C : ils « fournissent des solutions d’assurance à des grands distributeurs (opérateurs télécoms, hypermarchés…) », précise le Journal du net. « Un modèle qui assure des volumes importants » selon lui. Encore faut-il trouver des partenaires qui ont de larges bases de clientèle pour rentabiliser les coûts. C’est ce qu’ont fait les deux assureurs tricolores, en s’associant à la Fnac et à Darty, dont il est deuxième actionnaire, pour le premier, et avec Orange et Cdiscount pour le second.

Preuve de la bonne santé du secteur, SPB a d’ailleurs lancé, en septembre dernier, une plateforme dédiée aux petits et moyens distributeurs, SPB Affinity, grâce à laquelle il compte attirer 1 000 nouveaux partenaires et plus de 100 000 nouveaux assurés d’ici la fin de l’année. A la même époque, le patron de SFAM, Sadri Fegaier, déclarait à France Info que son groupe, premier employeur privé des départements voisins de l’Ardèche et de la Drôme, comptait atteindre le millier de salariés et les 20 000 mètres carrés de bâtiments à Romans-sur-Isère (Drôme), dont il est originaire.

L’occasion, également, pour l’un des premières fortunes françaises, de revenir sur les clés de sa réussite, qui illustrent à quel point le mobile est devenu primordial pour les Français – mais pas que. « On a développé au fur et à mesure la qualité de service auprès des assurances de téléphones portables et de multimédias. Aujourd’hui, on a vraiment axé notre produit sur la qualité, et on a d’abord su le faire sur le marché français, donc au niveau local […] et ensuite sur toute la France. Sur les trois premières années, on a signé avec des distributeurs. Et maintenant, il y a un fort développement à l’international, notamment en Espagne », de préciser Sadri Fegaier.

 

Laisser un commentaire