Christine Lemaire (SFAM) : « le télétravail permet de gagner en sérénité »

Télétravail SFAM Manager

Télétravail, horaires décalés, réunions à distance… Le confinement a rebattu les cartes de l’organisation du travail telle que nous la connaissions. Et tout le monde semble y trouver son compte. Ou le pourrait, estime Christine Lemaire, DRH de la société SFAM.

Si le télétravail est devenu la norme durant le confinement, ce dernier, depuis toujours prisé des millenials — cette génération née entre le début des années 80 et la fin des années 90 — n’a pas toujours eu bonne presse.

Notamment du côté des « anciens » : d’après une étude menée par Morar Consulting en 2017, si 67 % des millenials préfèrent télétravailler, ils étaient 66 % à craindre que les « Anciens jugent qu’ils ne travaillent pas lorsqu’ils ne sont pas au bureau ». Une crainte alors partagée par « 50 % des Baby-Boomers » — les personnes nées en 1945 et 1965.

Mais qu’en est-il aujourd’hui ? Le confinement ayant accéléré la démocratisation du travail à domicile, les mentalités ont vraisemblablement changé : d’après une étude menée par BCG et publiée en juin 2020, « 60 % des DRH comptent aujourd’hui rendre le télétravail accessible à plus du quart de leurs salariés sur un format de 2 jours par semaine en moyenne », un chiffre « à des années-lumière des 8 % d’avant la crise ! », précise l’étude.

Télétravail, tout le monde y gagne ?

 

Pour le bien de tous ? On dirait bien. Les DRH interrogés par BCG sur les bénéfices attendus de cette nouvelle tendance, associent principalement le télétravail à une « augmentation de la productivité et une réduction de l’empreinte carbone de l’entreprise ». Un point de vue partagé par Christine Lemaire, DRH de l’entreprise SFAM, selon qui « en permettant d’éviter les temps de transport à rallonge, mais aussi les interactions quotidiennes subies dans l’entreprise, le travail à distance permettrait de gagner en concentration et en sérénité ».

De leur côté, d’après le dernier baromètre annuel de Malakoff-Humanis, les salariés plébiscitent le télétravail en raison d’« un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle ». Ce dernier leur serait également bénéfique en termes de santé, car générant moins de fatigue. Néanmoins, 56 % des managers interrogés affirmaient rencontrer des difficultés à manager des équipes à distance. En cause : « des difficultés de gestion, d’organisation et de communication ».

Le télétravail remettrait-il en cause la place du manager ? « Bien au contraire », affirme Christine Lemaire (SFAM), « s’il anime au quotidien les équipes pour maintenir un climat harmonieux et propice à la collaboration, son rôle pivot fait aussi de lui un acteur majeur de l’engagement des salariés », poursuit la DRH de SFAM.

Et celle-ci de conclure : « la généralisation du travail à distance ponctuel, mais régulier pourrait redonner leurs lettres de noblesse aux managers, et susciter un intérêt renouvelé pour ce rôle clé dans l’entreprise de la part des futurs et jeunes diplômés ».

Salariés, managers, DRH, chefs d’entreprise… Il semblerait que la tendance soit plus que jamais au télétravail. Reste à savoir si cette nouvelle mode est vouée à tomber aux oubliettes d’ici quelques années ou s’il s’agit au contraire d’une nouvelle ère pour les entreprises.

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