Changement de direction : ces entreprises attendues au tournant

Changement de direction dans les entreprises

 

Que ce soit pour oublier le passé ou mieux préparer l’avenir, plusieurs entreprises tricolores, parmi lesquelles Thalès ou encore le Crédit Mutuel Arkéa, se sont récemment adjoint les services d’une nouvelle équipe dirigeante, avec les enjeux qui en découlent. Tour d’horizon. 

Tout changement de direction apporte son lot d’incertitudes, d’opportunités, mais également de risques pour une entreprise, et ce quelle que soit sa taille. Le but, pour la nouvelle équipe en place, étant de tout mettre en œuvre pour éviter ces derniers. « Pour limiter les risques et saisir les opportunités en termes de développement et de croissance, les équipes dirigeantes doivent avoir une vision claire de l’ensemble des éléments qui constituent l’environnement de l’entreprise », estimait ainsi la Harvard Business Review en 2017. 

Technologie, économie, politique, fiscalité, juridique, et environnement : tous ces domaines doivent imprégner la réflexion des nouvelles têtes pensantes de l’entreprise, dont le but, en règle générale, est de parvenir à la réalisation d’un objectif fixé à l’avance. Sans oublier, évidemment, le sel de toute société : le facteur humain, et plus particulièrement les relations entre dirigeants et salariés. En France, plusieurs entreprises ont récemment vu leur équipe dirigeante être remplacée, et qui sont dès lors attendues au tournant.

 

Corine de Bilbao et Côme Perpère chez Microsoft

 

Chez Microsoft, par exemple, on flirte avec l’air du temps. La nouvelle présidente de la filiale tricolore du géant américain, Corine de Bilbao — en remplacement de Carlo Purassanta, en poste depuis 2017 —, a pour mission, depuis le 1er juillet, de promouvoir le développement durable tout en poursuivant la transformation digitale du groupe. Ancienne patronne de General Electric en France, cette fine connaisseuse des rouages entrepreneuriaux s’est donné pour mission de développer « l’écosystème du numérique […] au service d’un futur durable et inclusif ». Raison pour laquelle la filiale française s’est offert les services de Côme Perpère, au poste de directeur du développement durable et de la transformation.

 

Julien Carmona pour le Crédit Mutuel Arkéa

 

Mission d’un tout autre ordre pour le Crédit Mutuel Arkéa (CMA), la filiale bretonne du mutualiste français qui vient d’accueillir dans ses rangs Julien Carmona en tant que nouveau président-directeur général, en remplacement de Jean-Pierre Denis. Sa tâche ? Faire oublier les polémiques associées à l’ancienne équipe dirigeante et remettre la banque sur le devant de la scène pour ses atouts et ses valeurs. Un travail auquel s’attèle déjà Sophie Coulon-Renouvel, directrice de la croissance externe, des partenariats et du digital, qui s’est fixé pour mission de « poursuivre la dynamique d’ouverture et de collaboration » d’Arkéa tout en intensifiant « l’approche partenariale » de la banque. Seule ombre au tableau : la volonté affichée de Julien Carmona de poursuivre le projet d’indépendance de son prédécesseur, à l’origine de nombreuses tensions en interne.

 

Thales compte sur Grégory Ligny

 

Dans le domaine de la défense, le géant tricolore Thalès (81 000 collaborateurs dans 68 pays ; chiffre d’affaires 2020 : 17 milliards d’euros) cherche à sécuriser ses partenariats tout en nouant de nouvelles alliances sur un continent secoué par les actes terroristes. Le groupe peut compter pour ce faire sur Grégory Ligny, récemment nommé au poste de vice-président Afrique. Dans sa ligne de mire : la croissance stratégique du groupe sur tout le continent, à travers la signature de nouveaux contrats et la transformation numérique de la branche Afrique. « Grégory apporte à ce poste une large expérience dans les domaines de la vente, de la gestion de projet et une solide compréhension du marché africain. Le groupe continuera à accompagner la croissance dynamique du continent », veut en tout cas croire Pascale Sourisse, directrice générale adjointe et du développement international de Thalès.

 

Editis parie sur Benjamin Tancrède

 

Dans le monde de l’édition, la société Editis (Vivendi), qui couvre tous les univers littéraires et publie quelque 4 000 ouvrages chaque année, cherchait à doper sa stratégie et mettre un pied dans le monde digital : elle a donc décidé de faire appel à Benjamin Tancrède, nouveau directeur digital et innovation du groupe, pour identifier — et saisir — les nouvelles opportunités offertes par le digital, afin de renforcer les liens avec les auteurs, les partenaires et bien entendu les lecteurs. Une mission à la portée de cet ancien éditeur de magazines chez Mondadori et directeur des activités marketing et relation client chez Nexity. Qui aura peut-être d’ailleurs un premier dossier (de poids) à gérer rapidement, puisque le polémiste Eric Zemmour, lâché par sa maison d’édition, pourrait rejoindre Editis dans les prochaines semaines.

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