France : Gims trempé dans une affaire de blanchiment présumé
Gims, roi de la variété francophone, a été présenté vendredi à un juge d’instruction, dans le cadre d’une affaire de blanchiment présumé, après avoir été interpellé mercredi à sa descente d’avion à Paris. Remis en liberté, à l’issue de 48 heures de garde à vue, il est soupçonné d’avoir aidé à constituer plusieurs sociétés dans différents pays spécialement pour se jouer de la TVA et autres taxes françaises.
Vendredi 27 mars, le chanteur Gims a été présenté à un juge d’instruction, qui doit décider de son éventuelle mise en examen dans le cadre d’une affaire de blanchiment présumé. Il avait été arrêté deux jours plus tôt par le service national des douanes judiciaires, à la sortie de l’avion à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, avant d’être mis en garde à vue pendant 48h. Son avocat, Me David-Olivier Kaminski, n’a toujours pas fait de déclaration.
Gims interpellé notamment pour un projet immobilier au Maroc
Selon le média Africa Intelligence, Gims a été interpellé dans le cadre d’une enquête sur un réseau de blanchiment international. Il aurait contribué à monter plusieurs sociétés dans différents pays spécialement pour contourner la TVA et autres taxes françaises, faciliter l’émission de fausses factures, blanchir des fonds provenant d’activités illégales et en dissimuler l’origine.
Le Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), une institution créée en début d’année 2026 pour centraliser à Paris les affaires de criminalité organisée les plus complexes, s’intéresse particulièrement au projet « Sunset Village Private Residences » à Marrakech, au Maroc.
118 villas de grand luxe, avec terrains de sport, spa, sauna et hammam
Ce projet en cours comprend 118 villas de grand luxe, avec terrains de sport, spa, sauna et hammam, autour d’un lagon de 3.000 m2. Il a été lancé en grande pompe en 2025 en présence de l’artiste d’origine congolaise. Ce chantier doit permettre à Gims d’accélérer dans les affaires, via l’immobilier de luxe.
Selon ses proches, le rappeur de 39 ans, né à Kinshasa (Zaïre) et arrivé en France à 2 ans, n’est en réalité lié à l’affaire que par un simple contrat de droit à l’image avec une société concernée par l’enquête. Aucune implication directe dans des activités illégales n’aurait été retenue à son encontre, assurent-ils. Strictement publicitaire, ce partenariat ne constituerait donc pas un élément incriminant, ce qui expliquerait sa remise en liberté.
Gims lancé dans une grande tournée jusqu’au 19 juin 2027
Cinq ex-trafiquants de drogue franciliens reconvertis dans la criminalité financière ont déjà été mis en cause dans ce dossier, précise Africa Intelligence. Cette affaire intervient alors que Gims est engagé dans une longue tournée de dizaines de dates, qui le conduiront jusqu’au Vélodrome de Marseille le 19 juin 2027. Entre-temps, il doit honorer d’autres RDV, notamment les plus grands festivals français, des Francofolies à Solidays en passant par les Vieilles Charrues.
Gims, de son vrai nom Gandhi Djuna, est l’artiste le plus écouté en France en 2025, porté par des tubes comme Ciel et Ninao. L’ancien lead vocal de la Sexion d’Assaut domine la variété française depuis plusieurs années, enchaînant disques d’or (75), disques de platine (103) et disques de diamants (31) dans 20 pays.




