TechnicoFlor fait évoluer son éco-score pour les parfums
TechnicoFlor, la maison de flagrance marseillaise, a annoncé mercredi une évolution de FlorIndex, son éco-score pour les parfums. Baptisé simplement FlorIndex 2.0, comme il est dans l’air du temps de nommer une amélioration, cet outil renforcé évalue l’impact environnemental et sociétal des formules de parfums. Audité par un tiers indépendant, il se présente comme une initiative structurante pour la RSE dans la filière fragrance.
Le mercredi 25 février 2026, la maison de composition française TechnicoFlor a annoncé l’évolution de son outil interne d’évaluation des parfums. Nommée simplement FlorIndex 2.0, la nouvelle version enrichie de son éco-score vise à évaluer l’impact environnemental et sociétal des formules de parfums. Maxime Gransart, directeur général adjoint de TechnicoFlor, explique cette évolution par la nécessité « d’adapter FlorIndex afin qu’il réponde aux nouvelles exigences », « d’information et de transparence » pour permettre aux consommateurs de « faire des choix éclairés ». Elle répond aussi au besoin « des marques toujours plus engagées en matière de durabilité. ».
TechnicoFlor suit l’exemple de l’étiquetage environnemental
Pensé comme un instrument d’aide à la décision, FlorIndex quantifie l’impact global d’une composition parfumante sur l’ensemble de son cycle de vie. À la manière d’un étiquetage environnemental, l’outil attribue aux parfums une note allant de A à E. Une note A ou B correspond à une formule considérée comme éco-socio-conçue, autrement dit optimisée sur les principaux critères de durabilité. À l’inverse, une note de C à E exprime des marges d’amélioration identifiées, sans pour autant interdire la commercialisation du parfum.
TechnicoFlor intègre huit nouveaux indicateurs
FlorIndex est validé par AFNOR Certification, ce qui lui confère une reconnaissance tierce indépendante. Cette validation offre une crédibilité à l’index dans un contexte où les accusations de greenwashing fragilisent la communication environnementale des entreprises. Concrètement, le dispositif intègre 46 indicateurs distincts, nourris par plus de 70 000 données collectées auprès des fournisseurs, couvrant des dimensions environnementales, sociales et sanitaires. TechnicoFlor précise que 8 nouveaux indicateurs ont été ajoutés, portant sur des enjeux clés tels que l’empreinte carbone, la biodiversité et la toxicité.
Sélection des matières premières, formulation, production, transport fin de vie
La version 2.0 de FlorIndex prend en compte les étapes principales du cycle de développement d’un parfum. À savoir la sélection des matières premières, la formulation, la production, le transport et la fin de vie. Au niveau des matières premières, par exemple, l’outil note bien celles issues de filières responsables et juge moins bien la présence de solvants non essentiels.
Concernant le cycle en général, il évalue l’énergie mobilisée lors de la fabrication, l’impact logistique lié au transport, les effets sur la santé humaine et les écosystèmes, ainsi que les paramètres relatifs à la biodégradabilité. Par ailleurs, le système prend en compte l’empreinte carbone, qui constitue également un axe central de l’analyse. Celle-ci est calculée à partir des données fournies par les partenaires et intégrée dans la note globale.
FlorIndex 2.0 s’ajoute à d’autres instruments déjà en place
Selon TechnicoFlor, FlorIndex 2.0 a vocation à être davantage automatisée afin de s’intégrer en amont du processus créatif. Ainsi, la technologie doit désormais accompagner les parfumeurs dès la phase de conception, leur permettant d’arbitrer entre différentes matières premières en fonction de leur performance environnementale, transformant l’éco-score en instrument de pilotage, plutôt qu’en simple outil de communication.
FlorIndex 2.0 doit répondre aux besoins des distributeurs, qui intègrent de plus en plus de critères ESG dans leurs référencements, mais aussi satisfaire les consommateurs, qui exigent des informations lisibles et comparables. Notons que FlorIndex 2.0 s’ajoute à d’autres instruments déjà en place. Comme Global ScenTrack, capable de calculer l’empreinte carbone de la formule complète des parfums, et BioD-Scent, qui permet d’analyser 320 matières premières ( naturelles, synthétiques, huiles essentielles, solvants…).




