Comment l’économie verte passe-t-elle la crise ?

Depuis que la crise économique et financière frappe de plein fouet, le développement durable et le Grenelle de l’environnement ne font plus les gros titres. Qu’en est-il dans les entreprises ?

L’économie verte, soit les activités qui sont générées par les entreprises produisant des biens/services qui réduisent les nuisances environnementales, reste-t-elle une priorité pour les grands groupes, ou est-elle complètement laissée de côté ?

Le Cercle de l’Industrie a publié un rapport sur l’industrie face à l’économie verte. Il se base sur une étude réalisée auprès de quinze grands groupes hexagonaux (Air France, EDF, Alstom, GDF-Suez,Veolia Environnement…) dans sept filières vertes : les biocarburants, le captage et le stockage du carbone, l’efficacité énergétique des bâtiments, les smart grids, la chimie verte, le stockage de l’énergie et les services d’économie de la fonctionnalité.

Première conclusion du rapport, même si les grandes entreprises ont une vision positive de l’économie verte, celle-ci ne constitue pas encore une priorité pour les grands groupes français, d’autant plus qu’avec la crise tout le monde semble se serrer la ceinture pour rester compétitif.

L’économie verte est plus une préoccupation de long terme, et les entreprises françaises misent sur le développement d’un marché important dans les années à venir. Aussi, plutôt que de se lancer de plein fouet dans l’économie verte, qui n’a pas encore un impact économique suffisant, elles préfèrent pour le moment investir dans la recherche.

Autre enseignement intéressant de ce rapport, le développement de l’économie verte est majoritairement influencé par les politiques environnementales ainsi que par le prix des ressources énergétiques et des matières premières. A contrario, les ONG, les investissements privés et le comportement des ménages ne semblent pas être des leviers déterminants.

Enfin, le rapport prédit qu’une fois à maturité, l’économie verte ne sera pas vraiment différente de l’économie dans son ensemble : « mondiale, concurrentielle et risquée ».

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