La Coupe du monde 2026 se jouera à guichets fermés selon Infantino

La Coupe du monde 2026 se jouera à guichets fermés selon Infantino

Alors qu’il reste une dernière phase de ventes de billets avant le début de la Coupe du monde 2026, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a assuré mercredi que les 104 matches de la compétition se joueront « à guichets fermés ». Il a également défendu le prix des billets, qualifié d’« exorbitant » par les associations de supporters, et critiqué l’appel au boycott lancé par l’Allemagne, en affirmant qu’une telle initiative « n’apporterait rien » de bon.

La Coupe du monde de la FIFA 2026 se déroulera du 11 juin au 19 juillet 2026 en Amérique du Nord (États-Unis, Mexique et Canada). Elle s’annonce comme l’édition de tous les records avec 104 matchs, 48 équipes et plus de 6 millions de supporters attendus dans les stades. Le patron de la FIFA, Gianni Infantino, publie régulièrement des chiffres sur cet évènement. Sa dernière intervention a eu lieu le mercredi 18 février. Dans une allocution à Washington, il a indiqué qu’il y a eu « 508 millions de demandes (de billets) en quatre semaines pour environ sept millions de billets disponibles, venant de plus de 200 pays dans le monde », dans le cadre de la deuxième phase de vente qui s’est achevée en janvier.

La Coupe du monde 2026 à guichets fermés ?

« On n’a jamais vu ça, c’est incroyable », a assuré Gianni Infantino. Le dirigeant italo-suisse a également précisé que les 104 rencontres du tournoi afficheraient complet, alors qu’une dernière phase de vente aura lieu en avril. En effet, une portion des billets a été délibérément conservée pour cette fenêtre de dernière minute. Au cours de son intervention, le président de la FIFA est en outre revenu sur le prix des billets, qualifié d’« exorbitant » par les associations de supporters et qui a atteint des sommets sur les sites de revente (le billet pour la finale peut grimper jusqu’à 6 730 dollars sur le marché). Le patron de la FIFA a justifié ce prix par le fait que la Coupe du monde aux Etats-Unis condense à elle seule la ferveur populaire de plusieurs grosses compétitions.

Gianni Infantino justifie le prix « exorbitant » des billets de la Coupe du monde 2026

« C’est comme si en un mois, vous aviez 104 éditions du Super Bowl », la finale du Championnat de football américain, l’évènement sportif le plus regardé aux États-Unis, « et évidemment ça a une conséquence sur les prix », a justifié Gianni Infantino. Le boss du football mondial explique ensuite que « le prix des billets a été fixé » comme dans la plupart des tournois de ce genre, mais qu’il y a « aux États-Unis, quelque chose qui s’appelle la tarification dynamique, ce qui fait que les prix augmentent ou diminuent » en fonction de la demande et de l’affiche (la rencontre). « Vous pouvez aussi revendre vos billets sur les plateformes officielles, le marché secondaire, et les prix vont encore grimper. Cela fait partie du marché », a-t-il ajouté.

Les prévisions évoquent des retombées économiques énormes

Avec des billets aux enchères, c’est sûr que les retombées économiques de cette Coupe du monde seront énormes. Gianni Infantino estime que les revenus pourraient s’élever à 11 milliards de dollar pour son organisation s, peut-être un peu plus. Voyant venir les critiques sur la gestion d’une telle manne financière, il assure que « chaque dollar est réinvesti dans le football dans les 211 pays » membres de la FIFA. Côté organisateurs, on se frotte également les mains. Outre les plus de 6 millions de spectateurs attendus, le Mondial 2026 va attirer entre 20 et 30 millions de touristes, dont 10 millions uniquement aux Etats-Unis, tout en créant « 185 000 emplois à temps plein ». La FIFA estime l’impact de cette compétition sur l’économie américaine à environ 30 milliards de dollars en termes de tourisme, restauration, sécurité et investissements.

Gianni Infantino contre le boycott de la Coupe du monde 2026

De précédentes projections évoquaient la création de plus de 820 000 emplois et une production brute mondiale de 80 milliards de dollars, dont près de 50 milliards aux États-Unis, 3 milliards au Mexique et 2,7 milliards au Canada. « Cela aura un énorme effet (…) et j’espère que cet effet ne sera pas limité à la Coupe du monde mais (se poursuivra) dans l’avenir », a déclaré M. Infantino.

La machine FIFA tournera donc visiblement à plein régime. Et pas question d’y mettre un grain de sable pour l’enrayer. Des appels au boycott du Mondial 2026 ont été lancés ces derniers mois, notamment par l’Allemagne en janvier, en réaction au projet américain d’annexion du Groenland, mais également aux menaces de taxes douanières accrues contre les États européens et à la politique migratoire américaine incarnée par la très contestée police de l’immigration ICE.

Gianni Infantino, un pote à Donald Trump

Gianni Infantino estime qu’un boycott des matches de la Coupe du monde aux États-Unis n’apporterait rien de bon. « Je suis contre les interdictions comme contre les boycotts. Je pense qu’ils n’apportent rien… Ils contribuent simplement à plus de haine », a-t-il affirmé dans un entretien à la chaîne de télévision britannique Sky News. D’après lui, le football n’a rien à voir avec la politique et on devrait à tout prix éviter une immixtion de cette dernière dans le sport.

« Dans notre monde divisé et agressif, nous avons besoin d’occasions lors desquelles les gens puissent venir et se réunir autour de la passion » pour le football, a ajouté le dirigeant de 55 ans. Infantino, qui a accordé un prix fantaisiste de la paix à son ami Trump il y a quelques semaines, a déclaré que le président américain « le mérite »… Avec l’agression du Venezuela, les menaces sur le Groenland et l’Iran, et le soutien inconditionnel à Israël dans le génocide à Gaza, il faut reconnaître qu’il le mérite vraiment, et peut-être aussi le prix Nobel de la paix, devenu une obsession pour le chef de la Maison Blanche…