France : Barilla dresse le bilan de ses actions environnementales et fixe ses objectifs pour 2030
Fin août, Barilla a publié son rapport de développement durable 2025, dans lequel il dresse le bilan de ses actions environnementales en France et fixe ses objectifs pour 2030. Le groupe agroalimentaire italien expose une stratégie articulée sur trois piliers : l’agriculture durable, l’efficacité énergétique de ses usines et la qualité nutritionnelle de ses produits. Il compte poursuivre sur sa lancée, avec l’ambition de contribuer à la limitation du réchauffement climatique à 1,5°C d’ici la fin du siècle.
Barilla a publié, fin août, son rapport développement durable 2025. Le groupe agroalimentaire italien y fait le point d’une démarche entamée il y a dix-sept ans. Il y détaille une stratégie chiffrée prenant en compte l’ensemble de sa chaîne de valeur, avec un point d’honneur mis sur l’agriculture durable, l’efficacité énergétique de ses usines et la qualité nutritionnelle de ses produits. L’entreprise fixe aussi de nouveaux objectifs pour 2030, avec l’ambition de contribuer à limiter le réchauffement climatique à 1,5°C d’ici la fin du siècle, un engagement validé par l’initiative Science Based Targets (SBTi).
Barilla a réduit ses émissions de CO₂ de 56 % par rapport à 2009
En matière d’énergie, Barilla a investi 30 millions d’euros, notamment pour la l’installation de panneaux solaires. Aujourd’hui, 100 % de l’électricité consommée dans ses quatre usines françaises (Montierchaume, Talmont-Saint-Hilaire, Valenciennes et Saint-Vulbas), proviennent de sources renouvelables. Ce qui a permis au groupe de réduire ses émissions de CO₂ de 56 % par rapport à 2009, tandis que la consommation d’eau a baissé de 28 % et celle du gaz de 29 %.
Dans le domaine de l’agriculture durable, l’entreprise a acheté en 2025 plus de 4 160 tonnes de blé tendre issu de l’agriculture régénérative (rotation des cultures, travail minimal du sol et fertilisation organique). Grâce à son programme « Barilla Sustainable Farming » (BSF), mis en œuvre pour des cultures clés telles que les céréales et le basilic, elle a également acheté plus de 816 000 tonnes de matières premières depuis 2010, en collaboration avec près de 7 000 agriculteurs français.
Une filière durable « Moelleux & Responsable » co-construite avec les agriculteurs
Afin de proposer aux consommateurs des produits de qualité, fabriqués de manière responsable et juste, Barilla a créé en 2018 la filière durable « Moelleux & Responsable ». Co-construite avec les agriculteurs, cette charte d’engagement de la marque Harrys assure une rémunération équitable et soutient l’adoption de pratiques agricoles plus écologiques, comme l’agroforesterie. En outre, l’agro-industriel a fourni beaucoup d’efforts pour améliorer la qualité nutritionnelle de ses produits. Aujourd’hui, 89 % des volumes vendus par la marque contiennent moins de 5 grammes de sucre par portion, et 90 % pas plus de 0,5 gramme de sel.
Un pôle d’innovation à Parme et des partenariats avec des centres de recherche
Il y a enfin l’innovation. En 2025, Barilla a investi plus de 47 millions d’euros en recherche et développement. Les projets sont pilotés par le BITE (Barilla Innovation & Technology Experience), le nouveau pôle mondial d’innovation du groupe situé à Parme. Il rassemble 200 experts, des chercheurs et des spécialistes des nouvelles technologies. La société collabore également avec un réseau de 84 universités et centres de recherche. Toutes ces actions lui ont permis d’être désignée « entreprise la plus réputée au monde dans le secteur alimentaire », pour la troisième année consécutive. Elle a également intégré, pour la première fois, le classement des dix premières entreprises mondiales du Global RepTrak 100 2026.
Barilla fixe un plan quinquennal pour 2030
Forte de ces distinctions, Barilla ne compte pas s’arrêter en si bons chemins. Pour 2030, le groupe a défini plusieurs objectifs ambitieux. Il vise l’achat de 250 000 tonnes par an de matières premières issues de l’agriculture régénérative, une capacité installée de 24 MW pour l’autoproduction d’énergie renouvelable, et une augmentation de 250 % de l’eau recyclée dans les zones de stress hydrique. L’agro-industriel italien continuera également de travailler sur l’emballage. Il a déjà lancé des projets d’éco-conception qui ont déjà permis d’économiser 4 000 tonnes de matériaux. Le plan quinquennal bénéficiera d’un financement de 168 millions d’euros.




