L’économie britannique en pleine bourre malgré le Brexit

Selon les dernières estimations, la croissance britannique pourrait atteindre 2,2% sur l’ensemble de l’année 2016. Le Brexit n’aurait donc pas les effets escomptés, à l’image d’un chômage au plus bas depuis l’année 2005 (4,8%).

L’économiste en chef de la Banque d’Angleterre, Andy Haldane, n’a d’ailleurs pas manqué de souligner que « les experts avaient eu tort de prédire un choc immédiat après le référendum », soulignant dans la foulée que « seule la chute de la livre sterling s’est effectivement concrétisée sur l’ensemble des prévisions négatives. »

Selon le média Les Echos, il était en effet très difficile d’appréhender les conséquences réelles découlant du Brexit. Mais force est de constater que les différentes mesures prises par les autorités locales, comme la baisse du taux directeur de la Banque d’Angleterre ou le relâchement de l’austérité budgétaire, ont finalement porté leur fruit. Quant à la chute de la devise, ce sont les exportateurs qui s’en frottent les mains.

Pour autant, cette embellie passagère pourrait connaître un cru 2017 nettement moins réjouissant selon ces mêmes experts. Le média indique ainsi que l’inflation pointe déjà le bout de son nez, « poussée par le renchérissement du coût des importations. »

D’autre part, « si les ménages ont maintenu leurs dépenses en réduisant leur épargne et en recourant de plus en plus au crédit, les premiers signes laissent entendre que cela pourrait ne pas durer. » Pour rappel, 60% du PIB britannique trouve sa source dans la consommation des ménages.

Source : Les Echos

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