Nucléaire iranien : l’UE impose un embargo pétrolier

Lors d’une réunion des ambassadeurs des pays de l’UE à Bruxelles, la Communauté s’est prononcée lundi matin en faveur d’un embargo pétrolier graduel contre l’Iran. Une décision sans précédent, qui vise à assécher le financement du programme nucléaire iranien, soupçonné d’être utilisé à des fins militaires. 20% du pétrole iranien est vendu en Europe.

Les ministres des Affaires étrangères ont décidé lundi matin d’imposer un embargo pétrolier graduel contre l’Iran.Du jamais vu, depuis la crise sur le programme nucléaire de Téhéran. Cette sanction vise également à sanctionner la banque centrale israélienne, de manière à assécher le financement des activités nucléaires du pays.

«L’option d’un Iran doté de l’arme nucléaire ne peut être acceptée» car cela représenterait «un danger non seulement pour la région mais pour le monde entier», a mis en garde le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle. «C’est la raison pour laquelle il est important que l’Union européenne prenne des décisions qui assèchent les sources de financement du programme nucléaire iranien», a-t-il ajouté.

Un embargo pétrolier graduel

L’accord de principe consiste en une interdiction immédiate de tout accord futur dans le secteur des hydrocarbures avec l’Iran. En ce qui concerne les contrats déjà mis en œuvre entre l’UE et l’Iran, leur annulation n’interviendra que le premier juillet, laissant à la Communauté une phase de transition de six mois. La décision de frapper l’Iran d’un embargo pétrolier graduel est le fruit de longues heures de discussion, durant lesquelles la Grèce s’est montrée extrêmement réticente face à un arrêt intégral des contrats passés et des négociations futures avec l’Iran. Le pays est en effet dépendant des approvisionnements iraniens, et souhaiterait rallonger la période de transition à un an avant de rompre tous ses accords avec Téhéran.

De son côté, Israël se réjouit de cette décision de geler les accords : «Le durcissement de ces sanctions et le ton adopté par les Européens sont importants, car cela fait comprendre aux Iraniens qu’il n’est pas acceptable qu’ils poursuivent leur programme nucléaire», a affirmé à la radio militaire le ministre chargé des services de renseignements, Dan Meridor.

Déjà un commentaire sur cet article

  1. […] en 2012 malgré le ralentissement économique dans les pays occidentaux, notamment en raison de l’embargo européen sur le pétrole iranien. Pour l’IFP, le prix du baril sera compris entre 100 et 120 dollars dans les mois à […]

Laisser un commentaire