Visite de la présidente brésilienne à Cuba : l’économie avant tout

Mardi dernier, la visite à Cuba de la Présidente brésilienne, Dilma Rousseff, a été l’occasion d’élargir la coopération économique entre les deux pays. Neuf accords commerciaux et de coopération ont été signés entre Cuba et son deuxième partenaire commercial après le Venezuela dans les secteurs de la santé et de l’aviation civile.

La Présidente avait été bien claire : sa visite visait à améliorer la coopération économique entre les deux pays. Dilma Rousseff éviterait donc de parler des droits de l’homme avec ses interlocuteurs, plus de deux semaines après la mort controversée d’un dissident cubain emprisonné. Cette volonté brésilienne de participer au développement économique de l’île est expliquée par Dilma Rousseff comme “un engagement historique” pour “contribuer au développement économique” de Cuba, soumis depuis un demi-siècle à l’embargo commercial des Etats-Unis. Le Brésil est donc avec 652 millions de dollars d’échanges en 2011, le deuxième partenaire commercial de Cuba après le Venezuela.

Rénovation du port de Mariel par le Brésil

La présidente brésilienne a profité de l’occasion pour visiter le projet d’insfrastructures du port de Mariel, à 50 km à l’ouest de La Havane, où Cuba a entrepris la construction d’un vaste complexe portuaire. L’entreprise brésilienne Odebrecht mène un chantier de rénovation et de modernisation de l’ordre de 900 millions de dollars financé pour plus des deux tiers par la BNDES, la banque publique de développement du Brésil. Les accords ont été signés sur des importations de produits alimentaires en provenance du Brésil, sur le chantier de Mariel de même que sur l’industrie cubaine des biotechnologies et de la pharmacie.

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