Victoire des partis pro-austérité en Grèce

L’élection législative en Grèce de ce dimanche 17 juin a maintenu en haleine autant les milieux financiers que les gouvernements des pays de la zone euro. Le pays est en mesure de former un gouvernement de coalition autour du dirigeant conservateur Antonis Samaras et écarte ainsi les craintes d’une sortie précipitée de la Grèce du club euro.

La droite conservatrice grecque, arrivée en tête des élections législatives, est désormais en mesure de constituer une coalition de gouvernement regroupant les partis favorables à la poursuite de la politique d’austérité.

Le parti d’ Antonis Samaras, Nouvelle Démocratie, obtient 29,66 % des voix sur 99 % des bulletins dépouillés. Le parti obtient donc 130 sièges sur les 300 que compte la Vouli (le Parlement grec).

Mr Samaras, chef du parti, appelle à la formation d’un « gouvernement d’union nationale » réunissant tous les partis pro-euro. Il compte sur le soutien des socialistes du Pasok, qui ont remporté 12,28 % des voix (soit 33 sièges), pour mettre en place une coalition qui pourrait prétendre à une majorité absolue de 163 sièges. Cette stratégie pourrait permettre au nouveau gouvernement de poursuivre les réformes nécessaires à l’obtention de l’aide internationale.

Les dirigeants européens qui se trouvent en ce moment à Los Cabos, au Mexique pour le sommet du G-20, avaient suivie en temps réel l’issue de ce scrutin qui craignait d’être dévastateur pour la zone euro.

Les résultats ont été accueillies avec soulagement par les présidents de l’Union européenne Herman Van Rompuy et de la Commission José Manuel Barroso qui ont déclaré continuer à soutenir la Grèce en tant que membre de la famille de l’UE et de la zone euro : « Nous nous tenons prêts à poursuivre notre assistance » dans la mise en oeuvre des réformes et la formation d’un gouvernement de droite pro-euro, rajoutent-t-ils.

La confiance devrait revenir mais des inquiétudes perdurent. En Avril dernier, le G20 avait promis d’augmenter les ressources financières du Fonds monétaire international avec une enveloppe de plus de 430 milliards de dollars. A l’occasion du sommet au Mexique, le FMI compte faire respecter ces engagements à ses contributeurs. Il reste à préciser la participation des pays émergents, et en premier lieu des pays émergents formant le groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) à ces fonds.

A Hong Kong, les marchés asiatiques, premiers à ouvrir lundi, ont salué la victoire de la droite aux élections grecques en affichant une forte hausse. L’euro s’est redressé face au dollar et les cours du pétrole ont également progressé.

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