Les marchés saluent les bonnes performances d’EuropaCorp

christophe-lambert-directeur-general-d-europacorp-10454683uayoy_1713L’action d’EuropaCorp a pris 20% vendredi. Une façon pour les marchés de saluer les très bons résultats annoncés par le studio de Luc Besson. Le groupe renoue en effet avec les bénéfices.

EuropaCorp se porte de mieux en mieux. L’entreprise dirigée par Christophe Lambert a dévoilé il y a quelques jours ses chiffres pour l’exercice 2011/2012. Le résultat opérationnel atteint à +6,8 millions d’euros contre une perte de 47,4 millions d’euros lors de l’exercice précédent.  EuropaCorp affiche aussi un bénéfice net s’élève à 0,1 million d’euros alors qu’il perdait 30,2 millions l’an passé.

Immédiatement l’action du studio a bondi de 20%, les marchés appréciant non seulement les résultats mais également la stratégie du groupe, directement responsable de ces bons chiffres. En effet, EuropaCorp a opéré l’an dernier un recentrage sur les fondamentaux du studio fondé par Luc Besson.

EuropaCorp a ainsi renoncé aux films d’animation, dont les pertes cumulées étaient supérieures à la somme totale des pertes comptables du groupe depuis sa création qui se sont élevées à 40 millions d’euros. Une situation intenable comme l’explique Christophe Lambert, directeur général du groupe: “Nous avons réalisé un diagnostic sévère sur nos déboires et nos contre-performances passées, et pris des décisions importantes. À commencer par l’arrêt total des films d’animation. ». Ainsi, la Mécanique du cœur»  sera le dernier film de ce genre produit par EuropaCorp.

La rationalisation ne s’est pas arrêtée là. « Comme nous nous y étions engagés, nous avons aussi fait baisser nos frais généraux de 9%. Et, surtout, nous avons respecté l’engagement que nous avions pris en matière de couverture de nos films afin de limiter nos risques financiers; la moyenne des films de l’année a été de 84%. » indique Christophe Lambert. Le studio a également mis un terme à la production de films publicitaires et à l’édition littéraire.

Les fondamentaux du studio ont porté ce redressement. Les grosses productions internationales en langue anglaise permettent à EuropaCorp de générer des ventes importantes à l’étranger. Ainsi, le film « Colombiana » a rencontré un très grand succès, notamment sur le marché nord-américain.

L’an prochain, le studio pourra compter sur douze nouveaux films pour augmenter son chiffre d’affaires: parmi eux, quatre grosses productions américaines, dont Malavita de Luc Besson avec Robert de Niro et le second volet de son blockbuster Taken, ainsi que «quatre films français à fort potentiel commercial», dont L’homme qui rit avec Gérard Depardieu et Mobius avec Jean Dujardin et Cécile de France. Quatre films réputés « plus exigeants » sortiront également.

Christophe Lambert peut dès lors afficher son optimisme : « EuropaCorp repose plus que jamais sur le modèle vertueux de production de films en langue anglaise générant des ventes internationales importantes. Ces dernières pèsent désormais 50% de notre chiffre d’affaires. Nos films en langue anglaise, qui nous donnent accès au marché mondial, réalisent en moyenne 50% de leur box-office sur le marché nord-américain, alors que le marché US pèse pour 35% du marché mondial. Nos films surperforment aux États-Unis. » Un constat partagé par les investisseurs.

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