Corruption en Chine : 660.000 cas en 5 ans

Si pour des raisons évidentes d’échelle il semble toujours périlleux d’établir des comparaisons entre la Chine et des pays comme la France, le chiffre n’en reste pas moins effarant : selon Pékin, 660.000 cadres du parti communiste chinois ont été sanctionnés pour des affaires de corruption au cours des 5 dernières années.

Chef de la commission de discipline du parti, He Guoquiang a rappelé que la lutte contre la corruption était la priorité absolue, même s’il a reconnu que seuls 24.000 des 660.000 cadres du parti sanctionnés ont été jugés devant un tribunal.

Symbole de la corruption généralisée qui sévit dans l’Empire du Milieu, Bo Xilai (photo) accusé de corruption massive et d’abus de pouvoir,  impliqué dans des scandales sexuels et des affaires criminelles, n’échappera pas à la justice. Malgré la popularité qu’il avait acquise dans certaines franges de la population (son nom est apparu sur des banderoles aux côtés des portraits de Mao pendant les manifestations antijaponaises), il sera traduit en justice.

Lors de l’ouverture du XVIIIème Congrès du PC chinois, le président sortant  Hu Jintao a axé son discours sur la lutte contre la corruption. « La corruption pourrait se révéler fatale pour le Parti, provoquer sa chute, ainsi que celle de l’Etat » prévient Jintao.

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