Évasion fiscale : Crédit Agricole et BNP Paribas mis en cause

Les révélations des Offshore Leaks à propos des paradis fiscaux, mettent en cause deux banques françaises : le Crédit Agricole et la BNP Paribas. Ces banques auraient supervisé la création de sociétés offshore.

Après quinze mois d’enquête, l’International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ) a commencé à révéler, jeudi 4 avril, le contenu des 2,5 millions de fichiers détaillant les opérations de plusieurs paradis fiscaux.

Et le vendredi 5 avril, le journal Le Monde révèle l’implication des banques Crédit Agricole et BNP Paribas dans la création de très nombreuses sociétés offshore pour des clients désireux de trouver une fiscalité plus faible. Entre la fin des années 90 et le milieu des années 2000, ces deux banques auraient supervisé l’ouverture de comptes dans des paradis fiscaux comme les îles Vierges britanniques, les îles Samoa et Singapour.

Selon ces documents, la BNP Paribas opère par l’intermédiaire de ses filiales à Singapour et Hong-Kong. Le Crédit Agricole, lui, s’appuie sur ses entreprises implantées à Genève, en Suisse. La BNP a aidé à constituer 56 montages de sociétés commerciales internationales. Son homologue en a supervisé 36.

Mais la création de telles sociétés n’est pas illégales, sauf si le client est issu d’un pays qui interdit cette pratique, comme la France qui « exige de connaître le bénéficiaire d’une société et interdit le trust », précise Le Monde.

BNP Paribas affirme que ces sociétés ont été constituées en toute légalité, pour une clientèle asiatique. Selon la banque, aucun Européen ne figure parmi ses clients.

Les documents d’ICIJ viennent pourtant contredire ce discours. Certains clients de la filiale asiatique sont domiciliés en Grèce, dans un pays où l’économie a été fortement affaiblie par l’évasion fiscale.

Les banques qui s’adonnent à la constitution de sociétés offshore peuvent être accusées de complicité de fraude fiscale voire de blanchissement d’argent.

Selon le quotidien Le Monde, « les banques françaises contribuent à l’opacité financière internationale. »

 

 

 

 

 

 

Déjà un commentaire sur cet article

  1. walter99 dit :

    Une bonne nouvelle : Poutine ne s’est pas plaint des taxes des fonds russes à Chypre, il a déclaré que depuis ,les capitaux russes quittent massivement ces “paradis fiscaux” pour rentrer en ..Russie . c’est la panique dans les “paradis” qui n’ont rien de sûrs. La taxe de 60% à Chypre a été décidée en 24 heures avec blocage des comptes ,du jamais vu de mémoire de banquier depuis …1929. Il faut mettre d’urgence en place une taxe au retour de l’argent des “paradis ,vers l’économie réelle ,disons de 30% minimum puis en progression dans le temps jusqu’à 90% pour les derniers qui perdront tout .

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