Quand les fonds privés peuvent financer l’augmentation de notre espérance de vie

Quand les fonds privés peuvent financer l’augmentation de notre espérance de vie

Les mutations démographiques et l’émergence de maladies génèrent de nouveaux besoins médicaux et nécessitent donc des innovations de plus en plus importantes. Le dynamisme des entreprises françaises dans le secteur de la santé de la santé est manifeste mais des solutions de financement gagneraient à être développées. Les fonds d’investissement constituent une solution privilégiée.

Consommation exponentielle de médicaments dans les pays émergents, vieillissement de la population (820 millions de personnes âgées en 2025 contre 470 millions aujourd’hui), explosion des maladies non transmissibles (cancer, dépression etc.), globalisation et expansion des pathologies dues au changement climatique, concentration urbaine et altérations écologiques de l’environnement ou encore maladies de suralimentation, ce ne sont pas les facteurs qui manquent pour expliquer l’émergence des besoins futurs en médicaments.

Il ne s’agit pas de dresser le tableau apocalyptique du paysage sanitaire de demain. En France, les petites et moyennes entreprises ainsi que lesentreprises de taille intermédiaire (ETI) sont particulièrement innovantes dans le domaine pharmaceutique et dans celui des dispositifs médicaux (DM). Elles sont capables de suivre le rythme et de combler ces nouveaux besoins.

Mais ces innovations ne bénéficient pas d’un soutien financier optimal et quand c’est le cas, elles ne profitent pas pleinement au tissu industriel français. A défaut de savoir trouver  des investisseursprivés prêts à les financer, le pays se fait voler ses innovations par de grandes entreprises à capitaux étrangers qui procèdent in fine aux acquisitions de ces petites sociétés innovantes.

Les entreprises actives dans le secteur de la santé nécessitent des apports financiers importants dans les premières phases de leur vie. Leur modèle de financement est essentiellement fondé sur une augmentation des fonds propres. La capacité à lever des fonds auprès des acteurs du capital-investissement apparaît donc comme un élément déterminant et la création de fonds d’investissement dédiés est une nécessité. Un enjeu au centre des préoccupations  des Entreprises du Médicament (Leem), dont Hervé Gisserot est président, qui en a fait le thème d’une rencontre Genevoise en mai 2012.

Certaines banques et assurances ont déjà anticipé les opportunités du secteur de la santé en termes d’investissement et ont créé leurs propres fonds sectoriels. Parmi elles, Edmond de Rothschild Global healthcare A, Etoile santé Europe, LBPAM Actions Santé R,  le leader étant le Fonds BSO Bio Santé de la Banque Saint Olive qui investit dans des entreprises produisant des médicaments et des dispositifs médicaux pour thérapies humaines.

Voilà qui tord le coup à plusieurs idées reçues. Les fonds d’investissement comme l’industrie pharmaceutique ont tous deux très mauvaise presse. Les premiers sont pilotés par les banques, ces requins de la finance à la recherche d’opportunités d’affaires juteuses. La seconde ne cherche qu’à se faire de l’argent sur le dos des malades. Voilà ce qui se dit en substance lors des conversations les plus caricaturales.

En réalité, l’un comme l’autre peuvent contribuer, dans une synergie qu’il convient de structurer, à l’amélioration de notre environnement sanitaire via la mise au point de solutions médicales adaptées aux évolutions démographiques et épidémiologiques.

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