Nucléaire : la maintenance d’EDF s’améliore

Visite décennale au CNPE de Flamanville 1Critiquée par le passé, la maintenance d’EDF a largement remonté la pente. Le groupe d’Henri Proglio a en effet réduit de moitié la prolongation moyenne des arrêts dans ses centrales au premier semestre. Un effort amené à se poursuivre. 

L’an dernier, les critiques n’avaient pas épargné EDF. L’électricien français avait procédé à 49 arrêts afin d’assurer la maintenance de ses 58 réacteurs nucléaires, soit un dérapage de 26 jours en moyenne. Cette situation avait entraîné un manque à gagner estimé à 1,3 milliards d’euros pour le groupe d’Henri Proglio.  Le tir a nettement été corrigé depuis.

A l’occasion de ses résultats annuels, en février, EDF avait un « plan d’action » destiné à redresser la barre. Ce plan porte ses fruits puisque, à la fin juin, la prolongation moyenne des arrêts a été ramenée à 9 jours en moyenne. Pour y parvenir, le groupe public a d’abord assoupli ses objectifs de durée normale des arrêts, en rajoutant quatre à cinq jours en moyenne par arrêt.

Ensuite, l’entreprise dirigée par Henri Proglio a engagé un plan visant à réduire la « non-qualité », responsable de la moitié des jours perdus l’an dernier. Les problèmes concernés sont variés et vont « de l’erreur humaine au non-respect des procédures en passant par un contrôle insuffisant ou un matériel de rechange inadapté », comme l’explique Philippe Sasseigne, directeur de la production nucléaire.

Afin de les limiter, l’électricien public a, notamment, « supprimé les travaux supplémentaires rajoutés au fil de l’eau et qui perturbaient les équipes ». EDF a également mis l’accent sur la préparation des arrêts. « Ils n’étaient pas suffisamment préparés et nos sous-traitants n’étaient peut-être pas assez impliqués en amont », selon Philippe Sasseigne.

Enfin, le groupe a aussi « optimisé le volume de maintenance » et modifié son organisation du travail : « A l’horizon 2016, 80 % des activités en arrêt de tranche seront organisées en 2×8 ou en 2×10. Nous avons modifié les cahiers des charges des entreprises sous-traitantes en conséquence », ajoute Philippe Sasseigne.

Cette amélioration de la maintenance devrait permettre d’augmenter la production électrique. Ainsi, EDF anticipe une hausse comprise entre 1,6 et 2,8 % cette année par rapport à l’an dernier.

Crédits photo : EDF

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