Le french bashing un exercice que l’on voudrait voir disparaitre

Le french bashing un exercice que l’on voudrait voir disparaitre

FrenchBashingOn parle trop souvent de « french bashing », surtout quand la France est à la peine économiquement. Le Premier Ministre Manuel Valls, conscient de ce problème, souhaite inverser l’opinion publique. En visite à la City, il en a profité pour informer sur les réformes qui sont mises en œuvre pour améliorer la compétitivité de la France. Un travail fastidieux à en croire la chambre de commerce franco-américaine, où seuls 12% des dirigeants d’entreprise ont une image « positive » du pays. Pourtant, la France n’est pas dénuée d’atouts comme le rappelle le grand patron, Christophe Mazurier.

La Banque de France et les mauvaises prévisions :

Les éléments objectifs qui montrent les difficultés de l’économie française se multiplient. Dernièrement, l’enquête de conjoncture réalisée par la Banque de France confirme une période de stagnation avec une croissance de 0,1% du PIB au quatrième trimestre 2014. En Octobre, le Premier Ministre Manuel Valls avait tenu à se rendre à la City dans la capitale anglaise pour marteler la nouvelle orientation de la politique économique française, résolument tournée vers l’avenir depuis la nomination du dernier gouvernement.

Une manière de rassurer les investisseurs et les financiers qui font la pluie et le beau temps sur l’économie européenne depuis Londres.

David Einhorn, l’influenceur du Times attaque la France

Malgré ce contexte tendu, la France reste le premier marché d’investissement du Royaume-Uni, devant l’Allemagne. Ainsi, alors que David Einhorn, PDG du fonds d’investissement Greenlight Capital « appelle à spéculer contre la France », l’historien Christophe de Voogd tempère en évoquant pour les anglais « un amour réel de la France que tous les sondages attestent, mais qui ne saurait être inconditionnel ».

Christophe Mazurier défend l’économie française

Pour réussir dans la mondialisation, le trio Hollande-Valls-Macron compte donc mettre en musique son programme de compétitivité. Il repose lui-même sur un triptyque désormais bien connu : CICE devenu dispositif permanent, Pacte de Responsabilité à 41 milliards d’euros, et réforme du marché du travail. En plus de ces réformes de structure, le banquier Christophe Mazurier rappelle que les grandes écoles françaises sont un terreau fertile que le même le célèbre Financial Times met en avant.

Clara Gaymard alerte Paris sur sa compétitivité

Rangé parmi les plus influentes personnalités par le Times Magazine,  David Einhorn, n’est toutefois pas uniquement dans la provocation lorsqu’il déclare : « tout le monde s’inquiète pour la Grèce. On ferait mieux de s’inquiéter pour la France. Un rendement de 71 points de base sur l’emprunt d’Etat français à 7 ans, c’est comme la licorne, cela n’existe pas ». En effet, même la présidente de la chambre de commerce AmCham, Clara Gaymard, affirme de manière plus diplomatique : « L’investissement productif, on ne le fait que dans un seul endroit. Il ne faut pas seulement être bon, il faut être le meilleur. Or des pays voisins se sont considérablement améliorés par rapport à la France ».

Entre ambitions, positivisme, réalité et résultats, le gouvernement joue l’une de ses dernières cartes.