Grèce : la fin du rêve

négociationgreceBruxelles : Les Européens restent sur leur position sur la dette grecque. Les deux protagonistes ne sont pas parvenus à un accord. En effet, l’eurogroupe veut rester sur le programme de récession d’avant Tsipras et la poursuite de celle-ci, l’eurogroupe donnent une semaine à la Grèce et ne veut plus continuer la négociation. Mais Athènes ne souhaite plus continuer ce programme et refuse un renouvèlement.
La rencontre entre les ministres des finances européens et la Grèce pour la « renégociation » de la dette grecque a remis la délégation grecque dans la dure réalité de leur pays.  Malgré l’optimisme du ministre grec Yanis Varofakris, la rencontre avec l’Europe s’est soldée par un échec. Mais le ministre des Finances a refusé à son tour de signer la « déclaration commune » préparée par ses homologues européens. Il avait décidé de son propre grès le refus des conditions de l’eurogroupe, sans attendre l’approbation d’Athènes comme ce fut le cas mercredi dernier.
Pourquoi la Grèce a-t-elle rejeté la proposition ?
Pourquoi cet échec ? L’Eurogroupe est resté sur leur décision par rapport à mercredi. En imposant a la Grèce, la poursuite du programme actuel pour six mois de plus, en entrant dans les détails du programme Yanis Varoufakris a rejeté en bloc cette décision et qualifie d’« absurde et inacceptable » et ajoute « Ceux qui formulent de telles propositions perdent leurs temps ». Pour sa part les Européens font bloc et souhaite le renouvellement des « engagements » pris en mars 2012. L’Eurogroupe somme la Grèce de « tout mouvement unilatéral » et demande à la Grèce de se soumette et s’avouer vaincue, et que toute décision doit passer par la « troïka ». Ce qui mettrait Alexis Tsipras dans une position délicate, et remettra en cause la confiance des électeurs ayant voté pour Syriza. Si le ministre des Finances signe cette déclaration commune, la Grèce restera sous l’emprise de la Troïka, et doit maintenir la politique d’austérité fixée en 2012.
Athènes après la négociation
Après cet échec le peuple Grecque se demande sur ce qui va se passer dans leur pays. La BCE va maintenant décider ou non la poursuite des aides financiers de la Grèce, mais ce qui semble improbable vu la situation actuelle. Athènes veut : un « programme pont », ce qui laissera une marge de manœuvre pour le gouvernement actuel et permettra à la Grèce d’atteindre ses objectifs tout en respectant ses obligations pour 2015. Mais l’équipe de Wolfgang Schäuble se veut être ferme sur leur décision, c’est de faire céder la Grèce à maintenir le programme actuel, mais cette décision semble rapprocher encore plus la situation vers le « Grexit » ou la sortie de la Grèce de la zone euro, ce qui bouleverserait l’ordre établit de l’eurogroupe, car d’autres pays pourraient suivre la Grèce, ce qui provoquera l’effondrement de l’euro et mènera l’Europe entier à faire face a une autre crise.

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