L’économie africaine : un espoir pour les investisseurs étrangers

Les perspectives macroéconomiques de l’Afrique sont favorables à en croire les investisseurs étrangers ainsi qu’Havas Horizons, service dédié aux pays émergents lancé par l’agence Havas et l’institut Choiseul. En effet, pour 2015, l’ensemble des institutions financières et bancaires interrogées se déclarent optimistes, et 9% d’entre elles sont même “très optimistes”.

«L’afro-optimisme est désormais ancré dans les esprits, un optimisme que ni Ebola, ni le terrorisme, ni les conflits politiques et militaires, ne semblent venir ébranler», souligne l’étude Havas Horizons.

Cette enquête a été menée auprès de 43 institutions internationales entre le 13 janvier et le 19 février.

Toujours selon Havas Horizons, 86% des  investisseurs internationaux déjà présents en Afrique comptent y renforcer leurs positions en 2015.

Cette confiance en la croissance africaine vient du dynamisme démographique du continent qui offre aux investisseurs la possibilité de toucher de nouveaux consommateurs potentiels.

Aujourd’hui, l’Afrique compte 1,1 milliard d’habitants. Selon les organismes spécialisés, en 2050, une personne sur quatre sera africaine. C’est donc un continent jeune et en pleine croissance qui attire de plus en plus.

C’est un fait, les perspectives de développement économique font partie des projets des investisseurs. Et pour cause ! Entre 2000 et 2014, le continent a vu le nombre de places boursières passer de 8 à 23, rappelle l’étude.

Bien évidemment certains pays sont plus appréciés que d’autres aux yeux des investisseurs. Les pays jugés les plus prometteurs sont dans l’ordre le Nigeria et le Kenya (ex aequo cités par 56% des personnes interrogées), la Côte-d’Ivoire (53%), l’Ethiopie (40%), le Mozambique (33%) et le Maroc (28%).

Concernant les domaines d’activités, ce sont les services financiers (banque, assurance, capital-investissement…) que les investisseurs estiment les plus porteurs (77%), suivis du BTP et des infrastructures (61%), du transport et de la logistique, cités ex æquo avec l’énergie (51%).

Malgré une situation économique prometteuse, l’Afrique souffre encore de freins à l’investissement de la part des acteurs économiques. La mauvaise gouvernance, l’instabilité politique et la sécurité sont pointées du doigt par les institutions interrogées.

Crédits Photos : CIA World Fact Book

 

 

 

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