Vod/SVoD : un marché de 20 milliards d’euros d’ici 2020 (étude)

vodLe marché mondial de la Vod (vidéo à la demande) et de la SVoD (vidéo à la demande par abonnement) devrait représenter vingt milliards d’euros d’ici 2020 selon une étude du cabinet Ernest & Young pour UniFrance Films, parue mercredi et qui table sur une croissance de ces nouveaux marchés de plus de 50% au cours des cinq années  venir.

« En 2020, le potentiel du marché de la VOD et de la SVOD, sur les dix territoires analysés, toutes cinématographies prises en compte, est estimé à 13 milliards d’euros (2/3 du marché global), d’où une estimation du marché mondial à 20 milliards d’euros », indique EY.

L’étude de EY s’intéressait principalement au « potentiel économique des films français et européens » sur les plateformes de diffusion numériques que sont la VoD et la SVoD. Elle s’est focalisée sur une dizaine de territoires représentant les deux tiers du marché mondial (Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Espagne, Pologne, Japon, Chine, Brésil et Afrique).

En 2013, le marché mondial de la Vod et de la SVoD était estimé à 13 milliards d’euros. EY table donc sur une croissance de plus de 50% de ces nouveaux marchés au cours des cinq prochaines années.

Et le cinéma français et européen devrait profiter de cette forte croissance. Le marché international de la VoD et de la SVoD pour les films français devrait atteindre 75 millions d’euros en 2020 et dépasser la barre des 5% de leur chiffre d’affaires à l’export.

Pour Jean-Paul Salomé, Président d’UniFrance films, “il est important pour les producteurs et vendeurs français d’anticiper les revenus futurs de la VOD et de la SVOD pour se positionner sur ce secteur dont le développement sera essentiel à la croissance du cinéma.”

L’étude propose différentes pistes pour accroitre l’attractivité des productions françaises et internationales sur les plateformes de VoD et de SVoD, notamment des sorties simultanées en salles et en ligne, voire étudier de nouveaux modèles de distribution comme par exemple « le sponsoring d’un catalogue de films français par une marque française » qui pourrait être testé en Chine.

Ernst & Young propose également la création « d’une plateforme internationale alternative de SVOD, d’origine européenne adoptant un positionnement favorisant les films « d’auteur », culturel-populaire, voire les séries d’origine européenne, pour se différencier. ».

Laisser un commentaire