Doha Goals : le sport comme facteur de changement social

            Chaque année, le français Richard Attias et la fondation Aspire organisent les Doha Goals, forum réunissant les grands noms du sport professionnel et amateur afin de promouvoir une vision alternative de la pratique sportive, destinée à l’intégration des minorités et des plus faibles.

 

C’est en 2012, en parallèle des Jeux Olympiques de Londres, que furent organisées pour la première fois les Doha Goals. Conscients de la situation délicate des minorités, des personnes handicapées et des femmes dans beaucoup de pays du monde, les organisateurs proposent une intégration par le sport. Cette année, du 25 et 27 juillet, en parallèle des Special Olympics, jeux organisés pour les personnes en situation de handicap physique ou mental, les organisateurs ont réfléchi sur ces questions sensibles.

 

Plusieurs grands noms du sport, connus pour leur engagement politique et social, en faveur des minorités ou des handicapés, ont pris part aux débats et aux conférences. Par exemple John Carlos, dont le poing levé pendant les Olympiques de 1968 en symbole de la lutte de la communauté noire, est resté dans l’histoire, fut l’un des invités de marque de cette session. Du fait de la présence des Doha Goals, des athlètes paralympiques reconnus se sont aussi invités dans les débats. Citons ainsi Anderson Dias, médaillé d’or aux Jeux Olympiques et fondateur d’Urece, organisation brésilienne destinée à promouvoir l’intégration des personnes handicapées, ou encore April Holmes, une très médiatique athlète et sprinteuse reconnue dans le monde du sport paralympique pour ses prises de position en faveur des personnes handicapées.

Des conférences se sont ainsi tenues sur le rôle social des athlètes, l’intégration des handicapés par le sport, le rôle du sport pour la création d’une société plus harmonieuse, plus solidaire. Athlètes, médecins, femmes et hommes politiques, entrepreneurs ont ainsi réfléchi et proposé des solutions concrètes en faveur des personnes dominées dans nos sociétés contemporaines. Chaque année, le forum gagne en influence et en reconnaissance médiatique.

Un processus nécessaire pour que les propositions et les engagements pris jouissent d’une plus grande audience. Si le chemin à parcourir reste plein d’obstacles et de difficultés, la motivation et l’envie d’être utile au bien commun restent présentes chez les organisateurs.

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