L’opérateur Celeste s’engage à couvrir l’Hexagone en fibre optique

Alors que les Français attendent que le gouvernement oeuvre pour réparer cette fracture sociale dont parlait déjà Jacques Chirac en 1995, la question de la fracture numérique doit être posée à nouveaux frais. Il s’agit de permettre aux citoyens et aux entreprises de s’approprier les infrastructures numériques tout en conservant la qualité du service et le respect de la vie privée. Dans ce contexte, le FAI Celeste entend profiter des investissements réalisés ces dernières années.

De la fracture numérique à la fracture sociale, il n’y a qu’un pas. D’un côté, il y a ceux qui sont « du bon côté » et qui disposent d’un accès Internet pour défendre leurs droits, leurs idées, et leurs intérêts. De l’autre, il y a ceux qui sont « du mauvais côté » et qui sont malgré eux exclus de la nouvelle économie de la donnée. Le gouvernement semble conscient du problème et s’achemine vers le déploiement du très haut débit (THD) sur l’ensemble du territoire français d’ici à 2022. Lancé au printemps 2013, le plan Très haut débit (THD) vise à couvrir l’intégralité du territoire en très haut débit et représente un investissement de 20 milliards d’euros. Pour le gouvernement, il s’agit de valoriser l’enjeu économique et social de la nouvelle économie numérique mais aussi de désenclaver les territoires éloignés des grandes villes.

Un constat visiblement partagé par les entreprises des télécoms : les opérateurs français investiraient entre 9 et 10 milliards d’euros par an pour réduire la fracture entre la France mal couverte et la France mieux couverte. Accusés de participer à cette fracture nationale, ces derniers veulent regarder vers l’avenir et réconcilier ces deux France. Preuve en est le “New Deal Mobile”, ce futur accord numérique entre les opérateurs et le gouvernement, prévu pour accélérer la couverture mobile du territoire, et qui devrait permettre de généraliser la 4G dans toutes les zones blanches.

Dans ce contexte, Celeste a pour ambition de devenir l’opérateur de référence des entreprises en France grâce à des offres innovantes, à haute-disponibilité et écologiques.

Créé en 2001, Celeste est un opérateur spécialisé dans les offres Internet à très haut débit pour les entreprises. Avec un réseau de fibre optique d’une longueur cumulée de 2 500 km, il compte désormais parmi les acteurs les plus importants des télécoms professionnelles. L’opérateur, qui propose des offres de FTTO (« Fiber to the Office » ou « fibre dédiée », soit des fibres dédiées à une seule entreprise, sans aucun partage), table sur un chiffre d’affaires d’environ 100 millions d’euros à l’horizon 2023, pour un portefeuille avoisinant les 17 500 abonnés.

Surtout, Celeste a investi dans des villes moyennes délaissées par les gros opérateurs, ce qui lui permet de proposer désormais à cette « France périphérique » des qualités de service que les opérateurs historiques réservent à Paris et aux grandes métropoles régionales.

Originellement à destination des professionnels, l’offre de Celeste pourrait donc jouer un rôle essentiel dans l’amélioration de la couverture haut-débit du pays. Mais la politique de l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) fait débat : le régulateur des télécoms souhaite en effet profiter du FTTH (« Fiber to the Home » ou « fibre mutualisée », le type de connexion en cours dans tout le pays) pour faire de la fibre à destination des professionnels un marché de masse.

Problème : comme le répète Nicolas Aubé, fondateur et président de Celeste, le FTTH offre « un débit moins bon car partagé entre plusieurs clients ». L’entrepreneur prévoit également un temps de rétablissement de la ligne « bien plus long » en cas de panne.

Afin de réduire la fracture numérique, les territoires doivent être regardés comme un organisme vivant. Pour cela, il faut comprendre que le territoire est au cœur des préoccupations des acteurs politiques et économiques, mais aussi des associations et des citoyens. Aucun de ces acteurs ne doit être négligé et tous doivent être en mesure de s’approprier les infrastructures numériques afin d’en devenir non pas les simples consommateurs mais les créateurs. Dans ce contexte, Celeste semble en mesure d’émerger à la table des grands.

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