USA : l’administration Trump inquiète l’industrie du cannabis

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L’arrivée au pouvoir de Donald Trump pourrait modifier la donne sur de nombreux dossiers à l’image de la consommation de cannabis sur le sol américain. Cette industrie naissante, légalisée dans huit Etats, souffre en effet d’une législation facilement contournable par le futur gouvernement.

Si le nouveau président ne s’est jamais opposé à la marijuana médicalisée (accessible dans 39 Etats), la problématique demeure tout autre pour la vente libre avec la probable nomination de Jeff Sessions au poste de procureur général.

Ce dernier est en effet totalement opposé à la légalisation de l’herbe et serait donc susceptible de contrarier les plans d’un marché particulièrement porteur dont les retombées économiques se chiffrent en milliards de dollars.

Et pour cause, “la légalisation repose essentiellement sur la tolérance manifestée par l’administration fédérale, et cela en l’absence de codification juridique solide”, relaie Le Monde, qui indique que “la marijuana continue d’être inscrite aux Etats-Unis dans la catégorie 1 des substances contrôlées au même titre que l’héroïne.”

De ce fait, “le secteur repose aujourd’hui sur deux textes qui n’ont rien d’irréversibles. L’un, adopté par le Congrès, empêche le département de la justice d’engager des fonds pour intervenir contre la marijuana médicale. L’autre est un simple mémorandum du bureau de l’attorney général ordonnant aux procureurs fédéraux de se désintéresser du sujet dans les Etats qui l’ont réglementé.”

Concrètement, seul le second semble menacer par l’élection du magnat de l’immobilier qui n’aura donc aucun mal à le révoquer. Cependant, les entrepreneurs spécialisés estiment que le poids pris par le marché en terme d’emplois et de chiffre d’affaires ne pourra pas être négligé par le prochain locataire de la Maison Blanche (dès le 21 janvier prochain).

C’est ce que martèle Tom Angell, directeur du groupe Marijuana Majority : “Le choix de Jeff Sessions n’est pas une bonne nouvelle (pour nous). J’espère néanmoins que la nouvelle administration va prendre conscience que la répression créerait un problème politique énorme dont elle n’a pas besoin, d’autant plus sur une question qui n’est pas une priorité pour le nouveau président.”

Source : Le Monde

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