Dalkia : EDF grand gagnant du split avec Veolia ?


Dalkia-logoAprès des mois de tractations, EDF et Veolia ont finalisé le partage de leur filiale commune Dalkia. Une solution à l’amiable qui préserve l’emploi et renforce l’énergéticien public sur ses secteurs stratégiques. Une bonne nouvelle également pour Henri Proglio, le maître d’oeuvre de cette opération, dont le mandat à la tête d’EDF arrive à échéance en fin d’année.

La nouvelle est tombée il y a quelques jours et a été confirmée par les deux groupes : c’est la fin de l’aventure Dalkia. Pendant que l’électricien récupère les activités de Dalkia France et ses 13 000 employés, Véolia héritera des 36 000 salariés de la branche internationale de son ancienne filiale. Comme le soulignent les journalistes de BFMTV, « EDF détenait jusqu’ici 34% de Dalkia France, via la co-entreprise Dalkia Holding détenue à 66% par Veolia. Tandis que Veolia possédait 50% de Dalkia International, et EDF l’autre moitié ».

A l’origine, « ce projet industriel offrait de nouvelles opportunités de croissance en s’appuyant sur l’expertise d’EDF et de Veolia dans le domaine de l’efficacité énergétique ou de la production décentralisée d’électricité ». Désormais les deux structures publiques se porteront sur les mêmes marchés tandis qu’EDF représente un chiffre d’affaires de 5 milliards d’euros, avec une prévision à 8 milliards en 2020, contre seulement 4,9 pour son concurrent dirigé par Antoine Frérot.

Les deux entités seront donc concurrentes au même titre que GDF Suez. D’autant que les entreprises ciblent les mêmes marchés. En effet, les patrons du CAC40 confiaient au Figaro leur ambition commune de développer leurs activités dans des pays européens comme la Grande-Bretagne ou l’Italie. Là encore, EDF dispose d’un avantage stratégique puisqu’avec son parc nucléaire ou les énergies renouvelables, le groupe est déjà très implanté chez nos voisins.