BNP Paribas : 6 milliards d’euros de bénéfice malgré la crise

BNP Paribas a réussi à obtenir un bénéfice de 6 milliards d’euros en 2011, et ce malgré la crise de la zone euro. Le bénéfice a néanmoins reculé de 22,9% par rapport à 2010, mais BNP Paribas réussit à faire mieux que ce qui avait été prévu par le marché. La crise des dettes d’Etats européens a été la principale cause du recul dans les bénéfices du groupe.

Plus de 4 milliards de pertes ont en effet été enregistrés sur ces portefeuilles européens dont près de 3,2 milliards sur le seul portefeuille grec, la valeur de celui-ci ayant été réduite de 75% dans le cadre du plan de restructuration. BNP Paribas avait, dès l’été 2011, réduit son exposition aux dettes souveraines. De plus, 872 millions de pertes ont été enregistrées lors de la cession de titres souverains et 148 millions de pertes concernent les crédits que BNP Paribas a cédés pour alléger son bilan.

En ce qui concerne la banque de détail, elle a à elle seule dégagé 5,9 milliards d’euros de profits avant impôt. La part en France de ce profit s’élève à 2 milliards d’euros, soit près d’un tiers du chiffre, soit une progression de 12%. Les réseaux du groupe ont engrangé la quasi-totalité de la part imposable de ce bénéfice, soit 1,2 milliards d’euros sur les 1,3 milliards d’impôts.

BNP Paribas fait donc mieux que ses concurrents qui ont déjà annoncé leurs chiffres pour 2011 : Crédit Agricole a annoncé finir l’année dans le rouge alors que la Société Générale a annoncé qu’elle ne distribuera pas de dividendes. Il est par contre question de dividendes chez BNP Paribas : le groupe a annoncé qu’un quart de son bénéfice distribuable sera consacré au paiement d’un dividende en cash ou en actions. Le dividende devrait être d’un montant de 1,20€ par action.

BNP Paribas a aussi annoncé être déjà au dessus des 9% de renforcement des fonds propres demandé par le régulateur européen (EBA) avec un renforcement de 9,2%, et ce malgré l’annonce de la distribution d’un dividende. Elle confirme aussi son objectif d’un renforcement de 9% en 2012, suivant ainsi les directives du nouveau cadre réglementaire Bâle III.

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