Un nouveau régime d’importation en Argentine

Depuis le 1er février, l’Argentine met ses importations sous surveillance pour préserver l’excédent commercial. Désormais, tout achat à l’étranger est soumis à déclaration préalable auprès des autorités pour statuer sur son autorisation. Une décision qui mécontente fortement les importateurs.

Depuis deux semaines, les entreprises importatrices argentines sont confrontées à un nouveau régime d’importation de façon à éviter des pertes commerciales. Elles doivent d’abord présenter une déclaration sur l’honneur à l’administration fiscale ainsi qu’à la Banque centrale, puis ensuite remplir un formulaire auprès du secrétariat d’État au Commerce intérieur détaillant les produits qu’ils souhaitent faire venir de l’étranger. Les autorités disposent de quinze jours après le dépôt de la requête pour l’accepter, ou au contraire, la refuser. En l’absence de réponse, l’importation est considérée autorisée.

Objectif numéro un : préserver l’excédent commercial

Guillermo Moreno, secrétaire d’Etat au Commerce intérieur, est à l’origine de ce renforcement des contrôles en matière d’importation. Selon le gouvernement, cela permettrait donc de préserver l’excédent commercial (évalué à 12 milliards de dollars en 2011), compte tenu d’une conjoncture internationale dominée par la crise européenne qui favoriserait la “concurrence déloyale” de pays tiers, et défendre la production nationale. Au 10 février, sur 16000 demandes, 4700 avaient été autorisées et 2700 avaient fait l’objet d’observations, le reste étant en attente d’une décision.

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