Prothèses PIP : le ministère de la Santé savait depuis 1996

Avant que l’affaire n’explose, le Ministère de la santé avait été alerté de l’existence d’irrégularités au sein de la société varoise PIP (Poly implant Prothèses) par des courriers anonymes, et ce dès 1996.  

Mais les demandes d’enquête sur la société PIP, formulées à l’époque par le ministère des Affaires Sociales auprès de la direction régionale des affaires sanitaires (DRASS), étaient restées lettre morte.

Le parquet de Toulon et la répression des fraudes avait néanmoins conduit des investigations en 1996. Elles avaient constatés 46 cas d’irrégularités, notamment des ruptures de prothèses lors des tests effectués avant l’implantation.

Au cours de la même année, huit femmes avaient dû se faire retirer leur prothèses mammaire en raison du dégonflement ou de fuites de ces dernières.

De nouveaux signaux alarmants avaient également été lancés en 2008 et en 2009 par un chirurgien plasticien marseillais.

Toutes ces révélations remettent directement en question le système de vigilance du Ministère de la santé. Un rapport de la direction générale de la Santé vient d’être remis à Xavier Bertrand pour faire le point sur tous les dysfonctionnements de l’affaire PIP. Le rapport envisage une même  « refonte totale de notre système de vigilance » et « un renforcement de la directive européenne sur les dispositifs médicaux ».

En France, 500.000 portent des implants mammaires en France. 60.000 prothèses sont vendues chaque année et donc 30.000 opérations de pose sont pratiquées. Le coût moyen d’une pose est de 4.000 euros (jusqu’à 8.000 euros dans un établissement privé parisien).

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