Développement des PME à l’international : les actions conjuguées du gouvernement, de Centuria Capital et de Vae Solis

Pour renforcer la compétitivité des entreprises françaises, Jean Marc Ayrault a indiqué vouloir agir sur plusieurs fronts. Les mesures annoncées lors du séminaire gouvernemental mettent l’accent sur l’innovation et la formation, ainsi que sur le développement des PME à l’international. Ce dernier point fait l’objet de nombreuses initiatives, et pas seulement gouvernementales.

Tout en bénéficiant d’une excellente réputation à l’étranger, les entrepreneurs français ne sont pas encore assez nombreux dans les pays émergents et les BRICS, notamment en Chine. Un fait dont est parfaitement conscient le gouvernement français, qui veut soutenir les entreprises désireuses d’explorer des marchés au-delà des frontières de l’hexagone. La majorité d’entre elles considèrent par ailleurs que le développement international constitue une priorité stratégique.

Le gouvernement a donc fait de l’export et des implantations à l’international une des priorités de la Banque publique d’investissement, idéalement opérationnelle au début du trimestre 2013. Concrètement, la BPI sera chargée d’identifier 1000 Entreprises de taille intermédiaires (ETI) et petites et moyennes entreprises (PME) afin de les aider à s’implanter à l’international. “Les dispositifs de financement à l’export seront profondément rénovés.” a déclaré le premier ministre.

En outre, Laurent Fabius, qui s’est exprimé le 6 novembre à l’occasion du forum Destination International, a fait savoir qu’il avait l’intention de développer l’activité des PME à l’export. L’un de ses moyens d’action consiste notamment en la création d’ambassadeurs de régions qui auront pour mission d’aider les entreprises dans leurs démarches de prises de contact à l’étranger.

Au-delà des initiatives gouvernementales, deux sociétés se sont associées pour soutenir les PME dans le domaine: Centuria Capital, société de conseil à l’investissement pour le compte principalement  de fonds souverains, spécialisée dans l’immobilier, les infrastructures, le développement durable et les énergies renouvelables, et Vae Solis, cabinet-conseil en stratégie d’information et gestion de la réputation, spécialisé en particulier dans la communication de crise. Ces deux sociétés ont agit de concert pour créer une structure privée et indépendante, dédiée à l’aide aux PME/ETI souhaitant s’implanter dans les pays émergents. Il s’agit de France Emergents Entreprises (F-E.E).

Les deux hommes à l’origine du projet, Emmanuel Limido, Président de Centuria Capital, et Arnaud Dupui-Castérès, Vice-Président, fondateur de Vae Solis, ont devancé le gouvernement en lançant F-E.E en juillet 2012. Ayant anticipé le potentiel de développement des PME et ETI françaises trop peu nombreuses à l’étranger, en Chine particulier, les hommes ont créé F-E.E. pour leur faire bénéficier de réseaux déjà constitués, leur facilitant ainsi l’accès aux autorités locales, aux institutionnels, et aux décisionnaires financiers et économiques.

La Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises (CGPME), après avoir constaté elle aussi que « le nombre de PME exportatrices est passé de 120.000 à 95.000 sur la période de 2002 à 2012 » et que « la contribution des PME indépendantes au chiffre d’affaires total à l’export de la France est passée sous la barre des 18% » s’est également sérieusement penchée sur la question et a soumis 20 propositions pour favoriser l’exportation française.

Le développement des PME et des ETI françaises à l’international est voué à devenir l’un des enjeux économiques les plus importants dans les prochains mois. La France y voit un moyen privilégié pour sortir de la crise.

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