G20 : la fin du secret bancaire ?

Les États-Unis et la plupart des pays européens se sont prononcés en faveur de la levée du secret bancaire. Mais les pays émergents restent à convaincre. Vendredi 19 avril, à Washington, le G20 décidera de la tenue ou non d’une série de mesures au niveau international.

Pour Pierre Moscovici, « une porte a été ouverte vers la fin du secret bancaire, pas seulement entrouverte, c’est quelque chose d’extrêmement important, » a-t-il déclaré en marge de l’assemblée de printemps du Fonds monétaires international et de la Banque mondiale.

Les États-Unis et plusieurs pays européens sont en effet favorables quant à la levée du secret bancaire mais cette décision doit maintenant être confirmée au niveau international. La lutte contre les paradis fiscaux et l’évasion fiscale doit être étendue à tous les pays, en particulier au niveau du G20, a expliqué le ministre de l’Économie et des Finances.

Depuis les révélations du Consortium international des journalistes d’investigation sur de nombreux placements offshore, l’échange automatique d’informations fiscales revient sur le devant de la scène. Plusieurs pays européens, dont la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la Pologne, désirent la mise en place de cette mesure. Ces échanges se font aujourd’hui « à la demande », uniquement en réponse à une requête officielle et détaillée.

Selon Pierre Moscovici, la France souhaite aussi que le G20 adopte des normes internationales en matière de transparence pour éviter les sociétés-écran par exemple.

« Si nous sommes capables au sein du G20 d’avancer fortement dans ces deux directions, nous aurons fait œuvre extrêmement utile », a proclamé le ministre. « La lutte contre la fraude fiscale n’est pas seulement une question morale, c’est aussi une source très importante de revenus. »

 

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