Cécité : les laboratoires pharmaceutiques se remplissent les poches

Il existe deux médicaments pour le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). L’un deux coûte vingt fois plus cher que l’autre, mais c’est celui qui est systématiquement prescrit.

La dégénérescence maculaire concerne entre 15 et 20% des personnes âgées de plus de 80 ans, soit des centaines de milliers de patients. Pour les soigner, on utilise le Lucentis, commercialisé par le laboratoire Novatis. Le traitement consiste à injecter le médicament dans l’œil des malades, à raison de plusieurs fois par mois. L’inconvénient est très certainement le prix : chaque dose coûte 800 euros.

Il existe également un autre traitement : l’Avastin, du laboratoire Roche. Son utilisation est la même, mais pourtant, le coût est moindre : il est en effet vingt fois moins cher que son concurrent. Pourtant, il n’est pas prescrit en France, puisqu’il n’a pas reçu l’autorisation d’être utilisé pour traiter cette forme de cécité.

Cependant, plusieurs études ont été conduites, en France, en Grande-Bretagne, et aux États-Unis : les deux médicaments ont les mêmes bénéfices, et les mêmes effets secondaires. Rien de très surprenant, car leur structure chimique est quasi similaire.

Alors pourquoi continuer à utiliser un médicament vingt fois plus cher que son équivalent, et qui coûte près de 300 millions d’euros par an à la Sécurité Sociale ?

En France, l’Avastin est interdit depuis 2012. Marisol Touraine, la ministre des Affaires Sociales et de la Santé, a estimé que c’était au Laboratoire Roche de demander une autorisation pour que son traitement soit utilisé. Or, il n’aurait absolument aucun intérêt à le faire : c’est lui qui a vendu le Lucentis au laboratoire Novatis, et il touche donc des royalties élevées pour la vente de ce médicament.

Déjà un commentaire sur cet article

  1. Aurélie dit :

    C’est juste scandaleux que l’industrie pharmaceutique privilégie l »argent par rapport à la santé humaine.
    Et ne parlons même pas des médicament qui sorte sans avoir suivi toutes les batterie de test.
    La société d’aujourd’hui est tellement cupide qu’il pourrai même inventé une maladie juste pour vendre le remède ensuite.
    On marche sur la tête.
    Concernant la DMLA que je connais bien vu que mes parents l’ont depuis plusieurs années, il est évident que pour l’instant aucun traitement existent mais seulement des solutions pour freiner cette maladie.
    D’ailleurs je vous recommande de lire cet article sur le traitement de la DMLA écrit par des professionnels de la vue.

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