Emploi en France : il y a encore des raisons d’espérer

L’actualité de l’emploi n’a vraiment rien de réjouissant. Pour autant, le défaitisme et le découragement n’aident en rien à améliorer la situation et n’ont pas encore lieu de s’exprimer. Des entreprises parviennent à contourner la crise et offrent des perspectives d’embauche intéressantes.

Les derniers chiffres sur l’emploi ne vont guère dans le sens d’une amélioration ou si minime qu’il est difficile de sincèrement s’en réjouir. Le repli de l’emploi salarié s’est poursuivi au premier trimestre 2013, certes, mais sur un rythme ralenti. L’INSEE a fait savoir que la destruction d’emploi s’élevait à 20 300 postes dans les secteurs marchands non agricoles contre 44 600 sur les trois derniers mois de 2012.

Parmi les secteurs les plus destructeurs d’emplois figurent l’industrie (-13 400 postes pour le premier trimestre 2013 et la construction (-4 800). Le tertiaire est relativement épargné puisque hors intérim seuls 2 000 postes n’ont pas été remplacés.

Des chiffres qui n’étonnent guère au regard de l’actualité économique de ces derniers mois. Les 18% de baisse des ventes au détail de logements neufs en 2012 et les impacts en termes d’emploi (-13 800 postes en 2012) ont fortement incité nos gouvernants à se saisir du problème. L’Assemblée examinait mardi 22 mai le projet de loi qui autorise le Gouvernement à recourir à des ordonnances permettant l’accélération de la construction de logements.

Du coté du secteur automobile, même morosité. Et la nouvelle qui vient de surgir mercredi 23 mai est susceptible de plomber le moral de pas mal de Français. Après l’annonce de la fermeture de son site d’Aulnay-sous-Bois, PSA vient d’annoncer qu’il avait l’intention de poursuivre ses restructurations et de mettre en vente son usine de Meudon. Un coup dur pour les 660 salariés qui, s’il n’est pas prévu qu’ils soient licenciés, seront transférés pour la deuxième fois. Avant Meudon, l’usine était situé à Melun.

Cependant, il ne faut pas désespérer et il est préférable de guetter les opportunités d’embauche que promettent certains secteurs qui parviennent à échapper à la rigueur de la crise.

En dehors du luxe qui, en dépit d’un récent ralentissement connaît toujours et depuis quelques années une croissance à deux chiffres grâce aux pays émergents, l’aéronautique se taille aussi la part du lion. Les filières espace et défense affichent une croissance de 16% en 2012 pour un total de 42,5 milliards d’euros. C’est un secteur qui embauche (15000 en 2012)  et qui doit faire face aujourd’hui à de nouvelles problématiques de recrutement.

Si la réussite est moins évidente du coté des télécoms, notons néanmoins la croissance de Free qui a véritablement mis à mal Orange, SFR et Bouygues Telecom depuis son arrivée fracassante sur le marché.

Seul Numericable résiste et menace considérablement l’entreprise de Xavier Niel avec de belles perspectives de développement dues à une stratégie de long terme basée sur la fibre optique et des investissements ambitieux (219 millions d’euros en 2012). Une telle réussite et cet optimisme économique justifié laissent espérer de nouvelles créations d’emplois pour les prochains mois.

Tout n’est pas sombre et des entreprises françaises continuent de se battre et de prospérer dans le paysage morose de l’économie française. Les Français doivent garder espoir et croire en leurs entrepreneurs qui n’ont pas grillé leurs dernières cartouches.

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