Peut-on faire confiance au “made in France” ?

espadrille_france_photo_carlos_lorenzoDe nombreux industriels vendent leurs produits sous l’appellation “France”, ou “Made in France”. Cependant, pour certains, cette dénomination travestit quelque peu la réalité.

Depuis quelques temps, on parle de “Greenwashing” quand, pour séduire le consommateur : certains produits arboraient faussement des qualités bio, naturelles, ou respectueuses de l’environnement.

Aujourd’hui, le même phénomène se produit, et on pourrait également parler de “Frenchwashing“, pour les produits faussement français.

Et en effet, les consommateurs réclament du “made in France” : ils seraient même prêts à payer “5 à 10%” de plus, pour faire un geste “citoyen, de soutien de l’industrie nationale”.

Par exemple, certaines marques valorisent une “création France”, ou “savoir-faire France” : c’est effectivement le cas, mais la production peut tout à fait se faire ailleurs.

Pour d’autres, l’utilisation de la marque d’un nom de terroir peut porter à confusion. Ce n’est pas parce qu’on s’appelle “Espadrille France” ou “Tradition des Vosges” que la production est française.

Ce flou vient également des règles d’attribution du “made in” : il désigne “le lieu où le produit acquiert sa caractéristique principale”, ce qui n’est pas très précis. Surtout que les marchandises sont très peu contrôlées. Et pour le “Label Origine France garantie”, il faut que 50% de la valeur ajoutée soit réalisée sur le sol national.

Le plus souvent, le “made in France” désigne en fait un produit qui aurait été… assemblé en France, mais qui peut être fabriqué n’importe où.

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