Littérature : que rapporte le prix Goncourt?

livres_photo_Clio64C’est lundi 4 novembre que le célèbre prix Goncourt a été décerné à Pierre Lemaitre pour son roman “Au revoir là-haut”, publié chez Albin Michel. Une distinction qui apporte beaucoup en termes de notoriété et de reconnaissance. Mais quelles sont les retombées économiques de ce prix littéraire créé par Edmond de Goncourt en 1896?

Le prix Goncourt, qui fête cette année ses 110 ans (il a été décerné pour la première fois en 1903, un an après la création de la Société littéraire des Goncourt), génère un chiffre d’affaire de 6 à 8 millions d’euros pour la maison d’édition du lauréat. En plus des exemplaires traduits en langue étrangères, les romans estampillés Goncourt se vendent en moyenne entre 300.000 et 400.000 exemplaires (alors qu’un livre “moyen” est tiré à 8.000 exemplaires).

L’auteur, lui, décroche un prix symbolique de… 10 euros! Une récompense qui fait pâle figure face au million d’euro accordé à l’écrivain qui remporte le Prix Nobel de littérature. Mais toujours plus que le prix Renaudot où l’auteur repart avec… aucune somme d’argent.

L’auteur bénéficie économiquement de son prix lors des ventes de son ouvrages, multiplié en moyenne par 9 pour les œuvres primées. Marguerite Duras et son roman “C’est pour L’Amant” détienne le record du meilleur tirage pour un roman l’année d’obtention du prix Goncourt avec 700.000 exemplaires.

Résumé éditeur du roman de Pierre Lemaitre : Rescapés du chaos de la Grande Guerre, Albert et Edouard comprennent rapidement que le pays ne veut plus d’eux. Malheur aux vainqueurs ! La France glorifie ses morts et oublie les survivants. Albert, employé modeste et timoré, a tout perdu. Edouard, artiste flamboyant devenu une « gueule cassée », est écrasé par son histoire familiale. Désarmés et abandonnés après le carnage, tous deux sont condamnés à l’exclusion. Refusant de céder à l’amertume ou au découragement, ils vont, ensemble, imaginer une arnaque d’une audace inouïe qui mettra le pays tout entier en effervescence… Et élever le sacrilège et le blasphème au rang des beaux-arts. Bien au delà de la vengeance et de la revanche de deux hommes détruits par une guerre vaine et barbare, ce roman est l’histoire caustique et tragique d’un défi à la société, à l’Etat, à la famille, à la morale patriotique, responsables de leur enfer. Dans la France traumatisée de l’après guerre qui compte son million et demi de morts, ces deux survivants du brasier se lancent dans une escroquerie d’envergure nationale d’un cynisme absolu.

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