Quelles solutions face à un problème de trésorerie ?

europs_placementSelon les données publiées début janvier par le cabinet de services financiers Markit, l’indice PMI manufacturier français de décembre a reculé à 47 points, son plus bas niveau depuis sept mois. Couplée à une crise financière qui ne veut pas se résorber, la santé économique du secteur privé semble plus incertaine que jamais. En 2013, les problèmes de trésorerie ont touché plus de 63.000 entreprises tricolores (dont des grands groupes comme la SNCM), certaines ont même été obligées de déposer le bilan pour des sommes n’excédant pas les 10.000 euros.

Face à ce constat, quels conseils donner aux entrepreneurs qui pourraient se retrouver face à des décalages entre les entrées et les sorties d’argent? En premier lieu, le simple principe de précaution peut suffire à éviter ce genre de situation. La mise en place d’un plan de trésorerie qui récapitule, au jour le jour, les encaissements et décaissements à venir peut permettre d’anticiper les mauvaises surprises.

Toutefois, un problème de trésorerie peut surgir rapidement, et de manière totalement inattendue, poussant une entreprise à ne pas pouvoir assurer sa solvabilité. La solution est dans ce cas-là de faire appel à une société d’affacturage (ou de factoring), un mode de mobilisation de créance qui trouve son origine en Angleterre dans les années 60. Elle consiste à obtenir un financement auprès d’un établissement de crédit spécialisé, qui se chargera également de sa gestion.

L’affactureur est donc une société spécialisée dans le rachat de créances et la gestion de recouvrements. Un marché qui a connu une croissance de +4,5% au premier semestre 2013 selon l’Association Française des Sociétés Financières. Si les organismes spécialisés se présentent souvent sous la forme d’une entreprise d’affacturage indépendante, la plupart des réseaux bancaires possèdent également leur propre société de factoring.

Enfin, une autre solution consiste à minimiser les risques d’insolvabilité de ses clients en souscrivant à une assurance-crédit. Cette dernier garantie le paiement des factures à hauteur d’un certain encours et permet à une structure commerciale de percevoir des indemnités en cas de défaillance du client.

Déjà un commentaire sur cet article

  1. L’utilisation des outils que sont l’assurance crédit et l’affacturage ne doivent pas être seulement considérer comme un coût par les entreprises, mais comme une sécurité indispensable à la pérennité de l’entreprise, car la grande majorité des défaillances d’entreprises sont le fruit d’une défaillance d’un client et d’un problème de trésorerie.

Laisser un commentaire