Le New York Forum Africa, symbole d’une Afrique en pleine croissance


nyfa_2014“Dans ma vie, j’ai été partout. Mais c’est ici que ça se passe, à Libreville. l’Afrique n’est pas le futur, l’Afrique, c’est le présent.” Le message de Youssou N’Dour exprimé lors du premier jour du New York Forum Africa, organisé par Richard Attias et Ali Bongo du 23 au 25 mai au Gabon, est clair: l’Afrique est déjà un continent en pleine croissance. Les élites du monde entier doivent le réaliser, sinon elles seront mises à l’écart du grand réveil africain. 

Les économies africaines ont bien résisté à la crise économique mondiale. Le continent africain a ainsi connu en 2013 une croissance de 4 % en moyenne, supérieure de 1 point à celle du monde. Son produit intérieur brut (PIB) devrait accélérer à 4,8 % en 2014 et à 5,7 % en 2015.

Il y a quelques semaines, l’assureur-crédit Coface a publié sa liste des nouveaux pays émergents apparaissant comme des relais de croissance aux grands émergents. Parmi ces nouveaux émergents figurent quatre pays africains: le Kenya, la Tanzanie, la Zambie et l’Ethiopie.

Bien sûr, ces pays ne peuvent pas encore être considérés comme des puissances économiques mais leur situation est similaire à celle du Brésil ou de l’Inde il y a 15 ans, comme l’explique Julien Marcilly, responsable risque pays de Coface: «Ils pourraient mettre du temps à pleinement exploiter leur potentiel de croissance. Cependant, leurs problèmes en matière d’environnement des affaires sont à relativiser : en 2001, la qualité de la gouvernance au Brésil, en Chine, en Inde et en Russie était comparable à celle de ces 5 pays aujourd’hui».

Les Etats africains veulent maintenant montrer qu’ils sont dans la cour des grands et les grandes conférences comme le New York Forum Africa permettent aux élites africaines d’aujourd’hui et de demain d’expliquer à leurs interlocuteurs qu’ils doivent saisir les opportunités offertes par l’essor économique du continent.

C’est pourquoi hommes d’affaires et personnalités politiques se pressent à Libreville. Ainsi, la France, par exemple, y a envoyé son ministre des affaires étrangères Laurent Fabius. Celui-ci explique depuis son accession à ce poste qu’il souhaite faire de la diplomatie économique une priorité et sa venue au Gabon peut largement être interprétée dans ce sens. Plus de 1000 personnes sont attendues pour ce qui est en train de devenir l’une des principales conférences mondiales réunissant chefs d’Etat, société civile, personnalités du monde des affaires et des médias.

De quoi montrer et faire connaître le nouveau visage décomplexé de ceux qui font l’Afrique d’aujourd’hui et de demain.

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