La fibre entrepreneuriale dans les années 2010

GEWAvec l’émergence d’un nouvel ordre économique, la modernité du 21ème siècle cherche encore ses modèles. Parmi ceux-ci, la figure de l’entrepreneur reste l’une de celles qui correspond le mieux aux valeurs de notre époque. Entre création et risque, il répond à une demande en même temps qu’il offre de l’emploi. A l’instar de Vladimir Vodarevski qui énumère les vertus de l’entrepreneur schumpetérien, Jean-Baptiste Rudelle encourage les business angel à s’intéresser aux créateurs d’entreprise, tandis que Loïc Folloroux s’engage dans l’aventure…

Vladimir Vodarevski, est un intellectuel de l’Institut Coppet, un think-tank initié par « Madame de Staël et Benjamin Constant, à l’aube du XIXe siècle ». Dans un article récemment publié, il revient sur les mérites de l’entrepreneur tel que le percevait l’économiste autrichien, Joseph Aloïs Schumpeter. Ce dernier distinguait 5 principales caractéristiques pour ces héros des temps modernes. Premièrement, ils doivent s’atteler à la « fabrication d’un bien nouveau », en introduisant une « méthode de production nouvelle », qui génère une « ouverture sur un débouché nouveau ». Autre particularité, ils utilisent souvent « une source nouvelle de matières premières ou de produits semi-ouvrés », afin de finalement réaliser « une nouvelle organisation ».

Seulement comme l’explique régulièrement Laurent Fabius ou Jacques Attali, notre époque marque l’arrivée d’un monde nouveau. C’est pourquoi, la BNP Paribas et le cabinet de consultants Scorpio Partnership envisagent le profil des moteurs de notre économie qui lui corresponde. En effet, si une étude de la Chambre de Commerce et de l’Industrie nous précise cependant que « les nouveaux créateurs d’aujourd’hui ne sont pas si différents de ceux qui se lançaient hier dans l’aventure entrepreneuriale », la séparation entre l’entrepreneur et le « financeur », chère à J. Schumpeter, semble désormais révolue.

D’ailleurs, Jean-Baptiste Rudelle, président de Criteo évoquait également cette évolution dans le Figaro. Selon lui, « il faut encourager les business angels dont le parcours professionnel leur permet d’apporter une expérience précieuse aux entrepreneurs qui débutent ». Et même, certains remarquent que les business angels sont parfois aussi des entrepreneurs, comme c’est le cas pour Loïc Folloroux, fils de Dominique Ouattara et Vice-Président de la fondation Children of Africa, décrit comme « un entrepreneur aux multiples facettes ».

Dans son rapport sur L’état de la France 2014, le Conseil Economique, Social et Environnemental explique que le redressement de l’économie française passera « par une mise en valeur de filières innovantes et dynamiques déjà existantes, une meilleure reconnaissance des autres formes d’économies qui transforment nos modes d’organisation et d’entreprenariat ». Plus que jamais, il est donc important de « défendre l’esprit d’entreprise » souligne la fondation iFRAP, qui évoque notamment un sondage Opinion Way de 2013, dans lequel 8 Français sur 10 reconnaissent en l’entreprise « le point cardinal de l’organisation d’une société prospère ».

Déjà 2 commentaires sur cet article

  1. […] note par ailleurs que Loïc Folloroux conserve des activités dans le secteur des médias. Il détient entre autres, des fonctions au […]

  2. […] Loïc Folloroux commence sa formation à l’école de Saint-Cyr, avant de rejoindre l’Ecole des Cadres à Paris. Dans la capitale française, il suit un cursus d’économie et prépare ses futurs projets professionnels. […]

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