Ralentissement économique pour la Chine

640px-Hongkong_Evening_SkylineD’après une étude menée par le BNS (Bureau National des Statistiques), la Chine enregistre son plus faible taux de croissance depuis 25 ans. Cette baisse est telle que la croissance réelle du pays serait de 1 à 2% (selon l’économiste Patrick Artus) et non de 7% comme l’affirme le gouvernement. Ces mauvais résultats sont liés notamment au creusement du déficit budgétaire pour relancer l’activité, la production industrielle et les ventes au détail.

Les chiffres du BNS sont calculés sur deux mois et prennent en considération l’impact des longs congés du Nouvel an lunaire, débutés le 18 février cette année. Cette tradition implique la fermeture pendant plusieurs jours  des entreprises et des usines, et donc un ralentissement économique certain pour la 1 ère puissance mondiale.

Les résultats sont globalement moroses pour ce début d’année 2015 :

  • La production industrielle a ralenti.
  • Les ventes au détail ont également décéléré sur les deux premiers mois de 2015.
  • Les investisseurs étrangers sont reboutés par une politique économique jugée obsolète.

D’après le gouvernement, le géant asiatique a enregistré en 2014 une croissance économique de 7,4%, sa plus faible depuis près d’un quart de siècle.

Cependant, selon Patrick Artus (économiste spécialisé dans l’économie chinoise), la Chine est dans une situation beaucoup plus précaire que le gouvernement ne le laisse entendre …

Patrick Artus affirme que l’industrie chinoise est, en fait, sur un rythme de croissance zéro.

Ces chiffres ne sont autres que la résultante de la baisse de la croissance de la demande en charbon, en pétrole et en l’électricité qui s’explique quant à elle par la hausse des coûts salariaux qui ont augmenté de 15% par an ces dernières années dans le pays.

Afin de sortir de ce marasme économique, le gouvernement chinois souhaite accorder un prêt d’un montant total de 500 milliards de yuans (62,8 milliards d’euros) aux cinq principales banques du pays.

Crédits photos : Roy Niekerk.

 

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