L’économie du partage, une solution durable ?

Crédits photos: Rocío Lara

Crédits photos: Rocío Lara

Depuis 2008, l’économie du partage est en pleine expansion. Des sites de location de voiture, en passant par la location de garage privé pour finir sur la location de bien immobilier entre particuliers … Ces principes se démocratisent à grande vitesse pour le plus grand plaisir des consommateurs, les prix proposés étant très attractifs. L’ampleur est telle que certains sites comme Airbnb (location immobilière) sont devenus des acteurs incontournables, posant la fameuse question d’une potentielle concurrence déloyale auprès des « acteurs traditionnels » du marché.

Définition

Il est assez difficile de donner une définition claire de tout ce que recouvre cette économie novatrice. En soi, le principe est plutôt simple : location d’un service ou d’un matériel entre particuliers. Mais ce schéma tant à se complexifier avec l’arrivée de sites spécialisés jouant un rôle d’intermédiaire entre les particuliers.

Ces sites prélèvent une commission « d’utilisation » aux internautes afin de s’assurer un revenu fixe. Les prix sont donc fixés librement par ces nouveaux spécialistes de services.

Ce nouveau mode de consommation pose donc quelques problèmes surtout quand il s’agit de quantifier la valeur des biens et services échangés, ainsi que de l’activité connexe créée. Une chose est sûre, le potentiel est perçu comme énorme.

Par exemple, Uber (mise en contact d’utilisateurs avec des conducteurs réalisant des services de transport), fondé en 2009, est déjà présent dans 54 pays et a réussi à lever 4,9 milliards de dollars.

Une source de bénéfices non négligeable

L’économie participative est donc un modèle dynamique représentant une transition et un choix de société. Surtout, elle laisse entrevoir la création d’emplois qualifiés, la revitalisation de l’économie locale, la réduction de l’empreinte énergétique des ménages et des entreprises, ou encore la réappropriation par les citoyens de leurs villes.

La consommation collaborative vise aussi à maximiser la valeur d’usage des biens. Ses champs d’action couvrent des domaines très variés. La mode avec Vinted : un site qui permet d’échanger des vêtements de seconde main, l’alimentation avec Eatwith pour partager des repas à domicile ; l’approvisionnement en énergie avec Electricity, pour revendre les surplus produits par des panneaux solaires domestiques.

Une économie utopique sans marché et sans État

La “participatory economics” de ces plates-formes vise à gérer les ressources le plus efficacement possible, grâce à l’autogestion. Les moyens de production y sont détenus par tous. Ce modèle se veut équitable mais exclut le modèle même de l’entreprise privée.

On assiste à l’avènement d’une “économie modeste” dont la difficulté est de la faire cohabiter avec le modèle économique traditionnel.

En effet, l’économie participative pourrait créer des millions d’emplois et générer des milliards de dollars de profit, mais ferait de nombreux perdants au passage.

Laisser un commentaire