La Chine investit massivement dans l’énergie nucléaire

Centrale nogent/credit photo en.wikipedia.org

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L’agence chinoise pour l’industrie nucléaire a annoncé dans son rapport annuel que le gouvernement approuvera cette année la construction de 6 à 8 nouveaux réacteurs nucléaires. A cette occasion, l’agence a également rappelé que 8 réacteurs vont être mis en activité cette année, ce qui représente la plus grande augmentation des opérations nucléaires dans l’histoire de la Chine.

Le parc nucléaire de la deuxième puissance économique au monde est déjà conséquent avec 23 réacteurs en activité pour une capacité totale de production d’électricité de 21,4 gigawatts, et surtout 26 autres réacteurs en projet de construction avec une capacité additionnelle de 28,5 GW. Le gouvernement chinois a en effet décidé de lancer un programme pour tripler ses capacités en énergie d’origine atomique d’ici 2020: l’investissement dans la filière est ainsi estimée à 100 milliards de dollars.

Alors que le programme avait été gelé à la suite de l’accident de Fukushima en 2011, deux raisons évidentes expliquent le retour au premier plan de l’énergie nucléaire en Chine. D’une part, les besoins énergétiques du pays augmentent proportionnellement à sa forte croissance économique. D’autre part, jusqu’à présent dotée d’un mix énergétique dominé par les énergies fossiles, la Chine se trouve de plus en plus sous la pression de la communauté internationale pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre.

Le secteur nucléaire français veut pouvoir jouer un rôle dans ce développement, comme l’atteste la présence de Jean-Bernard Lévy, le nouveau président d’EDF, et de Philippe Varin, président d’Areva, aux côtés du premier ministre Manuel Valls lors de sa visite officielle en République populaire de Chine en janvier. La filière française se trouve en bonne position pour accompagner le programme de la Chine, à condition néanmoins que l’Etat trouve une solution aux problèmes financiers d’Areva: le rapprochement annoncé avec EDF doit être opéré de manière à maintenir les ressources techniques et humaines de l’industrie nucléaire française.

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