Chômage: est-ce une mauvaise stratégie de François Hollande?

482px-Francois_Hollande_2005_photo_Kenji-Baptiste OIKAWAFrançois Hollande a tout de suite établie se stratégie contre le chômage depuis qu’il était à l’Élysée, une stratégie à laquelle il est resté fidèle: croire aux “cycles économiques” et attendre que les choses s’améliorent d’elles-mêmes. C’est pour cela qu’il continue d’utiliser des emplois aidés surtout pour les jeunes comme une sorte de pansement temporaire pour faire face au moment difficile.

 

Malgré que cela n’ait donné aucun résultat, et qu’aucune “inversion” de la courbe du chômage n’a été constatée, le gouvernement s’entête toujours en annonçant encore 100 000 emplois aidés supplémentaires pour une valeur de 700 millions d’euros en année pleine. Et la déception continue de s’agrandir.
Et comme d’habitude, la gauche réfléchie de “façon macro-économique”. Elle s’accroche aux vertus de la dépense publique, peu importe son utilisation. Et comme d’habitude, elle a tort, car la mondialisation pousse à voir les réalités d’une manière différente en adoptant une approche “micro-économique”, d’une façon pragmatique et en s’intéressant aux ressorts effectifs sur lesquels se basent les décideurs.
Concernant l’emploi, il y a maintenant une complémentarité entre les groupes multinationaux et TPE, les PME et les indépendants. Mais leur méthode de manœuvre se différencie de celle utilisée par le gouvernement. Les petites entreprises recherchent une main-d’œuvre formée, motivée, flexible et performante. S’il n’y a pas de réforme du contrat de travail, la simplification du Code du travail, la stabilité fiscale, la réforme de l’apprentissage, elles ne recruteront pas, et n’anticiperont pas sur la reprise.
Les groupes internationaux, eux, mettent en compétition le gouvernement. Si la conjoncture s’améliore et que l’Europe redevient un terrain propice à la création de la richesse, ils agissent d’un pays à l’autre selon différentes facteurs comme l’infrastructure, la fiscalité, le droit social, le coût du travail, la mobilité de la main-d’œuvre et surtout le climat politique. C’est pour cela que les groupes internationaux s’intéressent d’avantages aux investissements ne nécessitant pas beaucoup d’embauches comme la mise en place de bases logistiques au lieu d’une usine de production industrielle.

crédit photo:Kenji-Baptiste OIKAWA

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