Les Bourses chinoises continuent leur chute

Bank of China_photo_Bert van DijkLes Bourses chinoises ont encore chuté ce mercredi pour arriver à son taux le plus bas en quatre mois. Les investisseurs poursuivent la vente massive des petites et grandes valeurs malgré les mesures que les autorités ont pris des mesures pour stabiliser les marchés.

Environ 50% des sociétés chinoises cotées ont préféré suspendre leur cotation pour se protéger de la correction. Un mouvement de panique s’est même répandu à Hong Kong au moment où l’indice était à 4,25% à 5 h 30 GMT, une situation qui inquiète au plus haut point la Bourse de Tokyo tiraillée par la crise grecque.

L’indice Shanghai composite a ouvert avec une baisse de 7% avant de minimiser ses pertes en cédant 3,9 % vers la mi-journée, l’indice CSH9I300 des grandes valeurs a également baissé de 4,8%.

La panique s’est renflouée suite à la décision de certaines sociétés de ne pas coter aujourd’hui. Environ 500 sociétés cotées en Chine ont affirmé avoir suspendu leur cotation.

“A l’origine, beaucoup (d’investisseurs) ne voulaient pas vendre de grosses valeurs. Mais comme un grand nombre de petites valeurs sont suspendues, le seul moyen de réduire son exposition au risque est de vendre les grosses valeurs”, constate Dr Changchun, analyste chez Northeast Securities.

Après un an de survie financé surtout par des emprunts, le marché boursier chinois a “corrigé de 30% ses plus hauts de la mi-juin” qui a provoqué la perte de 3.000 milliards de dollars de capitalisation.

Afin de minimiser les impacts de la chute de la Bourse, les autorités ont procédé au gel des projets d’introduction en Bourse et géré la mobilisation des sociétés de courtage et des gestionnaires de fonds qui ont pris l’engagement collectif d’acheter au minimum 120 milliards de yuan (17,5 milliards d’euros) d’actions. La société publique de financement des investissements sur marge a obtenu une ligne de liquidité directe de la banque centrale, mais malgré ces efforts, la Bourse a encore chuté dès le lendemain.

crédit photo: Bert van Dijk

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